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assez difficile; mais on la rendd autant plus tendre et plus fu-sible, qu’on y ajoute plus dezinc. Les chaudronniers em-ploient , pour leur soudure, dix
J iarties de laiton sur une d’étainin.
Avec trois parties d’étain finet une de plomb, on fait de lasoudure pour les petits ouvra-ges de cuivre qui ne deman-dent pas beaucoup de solidité ;pour appliquer cette soudure,on commence à donner quel-ques coups de grattoir sur lesbords qu'on veut souder; on ré-pand sur les morceaux réunisun peu de colophane ; ou faittomber de la soudure avec lefer à souder rougi an feu.
§ IV. Soudure pour l'étain et leplomb.
La soudure pour l’étain sefait en fondant ensemble par-ties égales d’étain et de plomb ;mais la soudure est d’autantlus forte, qu’il y entre plus’étniu : quelquefoison y «ajoutedu bismuth. La soudure pour leplomb est la même ; la souduredes faiseurs d’orgues est com-posée de quatre parties de bis-muth, de seize parties d’étainet de huit de plomb.
§ V. Soudure pour le Jer.
Pour souder le fer , on em-ploie ordinairem* nt le enivrerouge ou le cuivre jaune, pourles pièces fortes ■ i qui peuventsupporterun grand feu : on peutencore se servir de toutes lesspudures fortes ducuivre jaune :
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lorsque les ouvrages exigent dela propreté et en méritent ladépense, on peut même sondeyavec l’or Lorsqu’on veut sou-der de grandes pièces de feravec le cuivre, on commencepar limer les endroits que l’onveut réunir; on coupe des pelirtes laines de cuivre que l’on ap-plique sur les jointures où oules assujétit au moyen d’un filde fer; on met autour du verrepilé, ou des matières propres àfaciliter la fusion, tels que leborax, et on enduit le tout deterreglaise , que l’on fait sécherdoucement en présentant lapièce de loin au feu : lorsque laterre glaise est sèche, on metla pièce dans la forge ; on tournele vent du soufflet directementsur la pai lie que l’on veut sou-,der; et lorsque les pièces sontrougies jusqu’à blancheur, onles relire du feu, et les piècesse trouvent soudées : si ce sontdes pièces d’acier, comme ellesperdent une partie de leur du-reté en passant au feu, il fautavoir soin de leur redonner unetrempe après les avoir soudées.(Voyez Acier'). Quanta la sou-dure des ferblantiers, elle n’estqu’un mélange de parties éga-les de plomb et d’étain.
Cependant le fer se soudeaussi avec le fer sous le mar-teau, ainsi que cela se pratiquepour les ancres et les barres.Cetle soudure demande bien del’attention, de la‘force et de lacélérité, attendu qu’il faut queles pièces se pénètrent mutuel-lement , ce qui suppose tin étatde ramollissement oui doit du-rer pendant toute l’opération.