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doit former la statue. Si c’estdu bronze, on se sert du four-neau de briques doubles ; sic’est de l’or, on se sert de plu-sieurs creusets. Lorsque la ma-tière est liquéfiée par l’actiondu feu, on la laisse couler par«n canal dans la fosse préparée.Si malheureusement elle ren-contre des bulles d'air , toutest détruit avec fracas, et ilfaut recommencer plusieursfols ;
19 0 . Ce fleuve de feu qui estdescendu au creux de la fosse,remonte par les jets et par lesfournisseurs , entre dans lemoule et en remplit les creux.Ces jets, ces fournisseurs et lesévents ne sont plus que destuyaux formés par ces 40 ou 5 ocouches de l’eau grasse et decette pâte dont on les a long-temps enduits -avec beaucoupd'art et de patience, et c’est
f iar ces branches que le métaliquéfié et ardent vient se logerdans la statue ;
2o°. Quand le métal est bienrefroidi, on retire le tout; cen’esl qu’une masse assez in-forme dont il faut enlever tou-tes les aspérités, et qu’on ré-pare avec divers instrumens.
L’oyez à la fin du 8 e . volumedes planches de l 'Encyclopédiein-J'ol. , celles qui concernentla fonte des statues équestres.
§ I tr . Transport des statues.
On a demandé dans le Jour-nal de la Blancherie , 1788,1. 1 y(>, « quelle est la méthodea plus généralement reçue pourtransporter les masses les plus
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lourdes, telles que des statuesde marbre et autres », et voicila réponse que cette question aTait naître : « La méthode laplus sûre et la plus générale-ment suivie pour transporterles gros fardeaux , est de lesplacer sur des châssis de fortescharpentes , sous lesquels onmet des rouleaux percés parles 2. bouts de 4 trous ou mor-taises, pour pouvoir y embar-rer des leviers quand il s’agit deles faire tourner.
» On place encore les grosfardeaux sur des espèces degros traîneaux que l’on graissede suif par-dessous.
» Enfin, on peut faire mou-voir ces fardeaux sur deux filesde boulets engagés dans descanaux de cuivre. On est rede-vable de cette idée heureuse àfeu M. le comte Carburi, quila mit en usage pour transpor-ter ce fameux rocher de gra-nit qui sert de base à la statueéquestre du czar Pierre, à Pé-tersbourg.
» Les Italiens, qui excellentdans l’art de transporter delourdes masses, se servent desdeux premiers moyens dont onvient de parler.
» On voit dans la dernièr»Vie de Siscte-Quint, publiée ily a 20 ans à Rome , en italien ,tous les détails des moyens mé-caniques que le célèbre Fon-tana, architecte et ingénieurde ce pape, mit en usage pourrelever, transporter et mettresur pied les fameux obélisquesde granit que les Romainsavaient eu d’Egypte , et quié tounent encore Rome moderne
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