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par leurs masses et leurs bellesproportions».
Nous nous permettrons cetteréflexion, cjue la question étaitproposée fl une manière tropgénérale. 11 ti’en peut pas êtrede même du transport d’unemasse qui n'exige point de pré •caution , comme d’une produc-tion précieuse de l’art, quele moindre choc ou contre-coup peuvent endommager. Lesmo3’ens qu’indique la réponseparaissent insuffisnns pour letransport d’une statue qui exigeles plus grands ménagemens,et qu’il importe de garantir desaccidens qde peuvent occasion-ner l’inégalité du terrein, larencontre d’une pierre, d’uncaillou, etc. ; aussi la mécani-que s'esl-elle occupée de cetobjet.
M. Teillard, sculpteur, en1780, a fait connaître un traî-neau construit de manière à neprocurer aucune secousse à lastatue. Ce traîneau conservetoujours l’à-plomb de la figure,soit en montant, soit eu des-cendant et en allant de côtésur un plan incliné. L'avant*train tourne horizontalement ,comme celui d’un carrosse. Lucheville ouvrière donne le mou-vement de rotation à l’avant-train, pour parcourir sans se-cousse les inégalités du pavé.L’arrière-train n’a que le mou-vement d’ondulation que luiprocure une traverse ayantaux deux extrémités la formed’un ceintre, sur lesquelles estappuyé le châssis portant lefardeau. Ce ceintre empêchela communication des fréquens
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contre-coups du pavé, que lafigure recevrait sans ce mou-vement. Il y a de plus sur ledevant du traîneau, un treuilservant à tirer une cage danslaquelle on met la figure pourla charger sur le traîneau. Cetreuil est accompagné d’uneroue et d’un pignon portantmanivelle, avec laquelle nuhomme a autant de force àtirer que pourraient en avoircinq chevaux. Le succès decette machine 11’est point équi-voque, puisqu’elle a servi pourtransporter d u Louvre à Saint-Sulpice trois figures de pierrede Tonnerre , de six pieds dehaut, sans être attachées. {Jour-nal de. la Blancherie , 1780,
P- 99 )•
§ II. Machine pour placer unsstatue sur un piédestal.
En 1750, M. Loriot a pro-posé à l’Académie des sciencesune machine pour enlever ai-sément et placer sur un piédes-tal, une statue équestre ou pé-destre. A une forte charpenteconstruite au-dessus d’un pié-destal et de la statue, qu’onsuppose amenée à côté, il atta-che des poulies , placées lesunes au - dessus de la statue ,et les autres au-dessus du pié-destal. Chacune de ces pouliesa sa correspondante à l’autreextrémité du bâtis de charpentequi doit se trouver au-delà dupiédestal. O11 attache à la sta-tue des cordes qui, après avoir; passé les unes sur les poulies’ qui sont au-dessus de celtestatue, et les autres sur celles