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Tome sixième.
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présenter son objet comme sion le vo^ait.devant soi ou dansun miroir, ou dans une cham-bre obscure ; ce qui produit or-dinairement cel effet, c'estperspective bien observée et lecoloris naturel. Mais cela nesuffit pas; il faut encore que letableau soit vu dune certainefaçon, pour quil fasse illusionen présentant l'objet non com-me peint sur la toile, maiscomme placé a Une certainedistance.

Une chosequelconqne peintene paraîtra jamais avoir lé-loignement quon veut figurer,vue des deux yeux : il faut,pour lillusion, le regarder dunseul œil ou à travers une lamepercée dun très-petit trou ;parce que cela donne à lobjetpeint léloignement quon luisuppose par la convergence etla réunion des rayons dans unseul point.

Voyez au surplus, pour lapartie photométrique de lartdu peintre, dexcellentes ré-flexions de M. Lambert. ( Cul -lection Acad. , part, et rang. ,

t. XII, p. 3 i 5 .)

Le Journal de la Blancherie,1786, p. 129, contient cettequestion : « Quelle est la ma-nière la plus usitée pour ôterla peinture de dessus la toile?et parmi les méthodes pour-toyer les tableaux , quelle estcelle qui est la plus simple, etdont le propriétaire douvrageen ce genre peut se servir sanscourirrisque de causer du dom-mage? On suppose quil serait,éloigné de tout artiste propreà le diriger. » IMous 11e nous

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flattons pas de résoudre com-plettement ces questions ; maisnous donnerons les prpcéilésque nous ont procurés nos re-cherches.

§ I er . Manière de transporter des

peintures sur une toile neuve.

La peinture qui , sur la sur-face plane dune toile , nous re-présente la nature vivante et ani-mée, est malheureusement ex-posée aux injures du temps; lescouleurs que cet art emploie sontcependant quelquefois plus du-rables que les toi les sur lesquel-lesonlesapplique, et 011 voit leschefs-d'œuvre admirables desCorrège , des le Brun , des'Le-moine, etc. , prêts à être évanonis , parce que les toiles destableaux auront été gâtée! parlhumidité.

O11 a heureusement trouvélait précieux de transporter leCorps de peinture de ces chefs-d'œuvre sur des toiles neuves ,eide les rendre a limmortalitéqui leur est due.

Le Journal de Verdun , avril1751, p. 317,et novemb. 173?.,p. 599, donne une idée de lartavec lequel le S 1 , licault enle-vait la peinture des anciens ta-bleaux sur toile, à fresque ousur bois , et les replaçait sui-de nouveaux fonds. Il cite lesexpériences laites au pIafoud.deClioisy , peint par Antoine Coypel , et sur un tableau de laCharité , dAndré del Sarlo ,sur bois. Le S r Bicault rétablitet transporta sur toile le tableaude St.-Micliel de Raphaël . Outrouve aussi dans le Journal