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forces, afin de faire entrer latoile dans la colle et même dansla peinture , et pour faire écraserles fils de la toile , afin qu’ilss’appliquent exactement sur lapeinture. Lorsque le tout est sec,on retourne le tableau ; on dé-tache la toileavec un peu d’eau ;on laisse sécher la peinture , etensuite on lui donne une couched’huile de noix toute pure et onla laisse sécher pour mettre unepetite couche de blanc d’cfeuf,qui fait l’effet d’un vernis etrend lescouleursplus brillantes.( Ertcyclop. , t. XV, p. 8 o/ ( . )
Ces méthodes se sont depuisperfectionnées , puisqu’on ôte àprésent les peintures sur bois ,et même celles sur mur , poul-ies porter sur des toiles. Le Jour-nal de la Blancherie , 1779 » P-6 , fait mention d’un artiste sué-dois notnmé Kaiblad, qui ex-celle dans cet art, et qui a en-levé toute la peinture d’un pla-fond dont la charpente étaitpourrie,etl’a transportée surunplafond refait à neuf.
§ II. Méthode pour raccommo-der les ampoules , crevasses etècaillures qui surviennent auxtableaux.
Pour faire disparaître les am-poules , on les frotte d’abord avecde la colle-forte, et avec uneépingle 011 les perce de petitstrous et on remet de la collesur les ampoules avec un pin-ceau, tâchant qu’elle passe parces petits trous pour pénétreren-dessous, afin qu’elle ptiisseservir à recoller l’ampoule; en-suite on essuie la colle et ou
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passe sur l’ampoule un pinceautrempé dans de l’huile dé lin,qui sert à la ramollir; on pfcendensuite un fer chaud sur lequelon passe une éponge ou un lingemouillé , jusqu'à ce qu’il ne fré-misse plus , afin d’en ôter latrop grande chaleur ; alors onlasse ce fer promptement sur'ampoule , qui se rattachera àla toile, et s’unira comme s’iln’y en avait jamais eu. Avantd’affaisser les ampoules , il estabsolumentuécessaire demettrepar derrière une seconde toilepeur maintenir la première, etassurer davantage la peinture,de crainte qu’avec le temps,elle ne reforme de nouvellesampoules. ( Encyclop ., t. XV,p. 8 o 5 . )
Lorsque la peintures’est écar-tée en se desséchant, et qu’ils’est formé des crevasses, il fautprendre de la terre glaise enpondre et de la terre d’ombreqti’011 délaiera avec un peud’huile de noix, pour en faireune espèce de pâte; on prendensuite de cette pâte avec lecouteau à mêler les couleurs ,et ou t’insinue dans toutes lescrevasses et ècaillures,essuyantbien ce qui peut s’attacher surles bords et hors des creux ; lors-que cette pâle est bien sèche,011 donne sur le tableau unacouche d’huile de noix pure,et quand elle est sèche, 011 re-met au pinceau, sur l’endroit oùélaient les crevasses, les cou-leurs justes des teintes qui yélaient. ( Encyclop. , t. XV, p.8 o 5 . )
§ III