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Tome sixième.
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feu, pour que l’eau se chargedes surs île la viande; on re-jette l’écume, et on exprimeensuite la viande pour en reti-rer le jus; on la met bouillirde nouveau dans de l’eau pourextraire tous les sucs qu’ellecontient ; on réunit ces liqueurset on les laisse refroidir, afinde pouvoir ôter la graisse quisurnage. On remet ce bouillonou cet extrait sur le feu ; on leclarifie avec cinq ou six blancsd’œufs, et on y fait fondre unesuffisante quantité de sel. Sil’on veut rendre ces tablettesplus agréables au goût, on peutajouter dans le bouillon un peudq cannelle ou de girofle, etl’on peut même mettre avec lesviandes, de la volaille, des ra-cines légumineuses. On passela liqueur; on la fait ensuiteévaporer au bain-marie jusqu'àconsistance de pâte très-épaisse:ou peut mettre cette pâte dansde petits moules, ou la versersur une pierre, où ou la cou-pera par tablettes: on met en-suite ces tablettes dans uneétuve pour en faire évaporerl’humidité, jusqu’à ce qu’ellessoient sèches et cassantes; alorson met ces tablettes dans unebouteille de verre, où on lesconserve pour en faire usage aubesoin.

Un particulier, à Paris , aannoncé que pour pouvoir don-ner ses tablettes à meilleurmarché, il les fait faire dans leINord, où la viande est à plusbas prix et d’excellente qua-lité. Nous pensons que c’estune charlatanerie: les viandes,dans le Nord, peuvent être à

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meilleur marché ; mais ellessont moins succulentes. Sansdoute que ce particulier a<‘in-ployé un procédé plus économi-que. Si ses tablettes sont aussibonnes, il a bien fait.

Tabt.zttes a écrire. L’u-sage des tablettes remonte auxtemps reculés de l’antiquité.Nous connaissons la forme etla matière de celles des Ro-mains, sur lesquelles nousavonsdes dissertations savantes. Onconserve à la bibliothèque na-tionale , des tablettes en ciredui5',. et du i4 c . siècles; tout lemonde est à portée de satis-faire à cet égard sa curiosité.Passons donc à nos tablettes mo-dernes. h’Encyclopédie , t. IXdes planches, art. Tabletier ,nous a donné la figure de quel-ques-unes de ces tablettes, con-fidentes de nos pensées et de nossouvenirs.

§ I er . Tablettes blanches pour

écrire, avec un poinyon de

cuivre.

On coupe du parchemin dela grandeur dont on vent for-mer ces tablettes ; on prend ditgypse, que l’on écrase dans unmortier; on le réduit en pou-dre, que l’on passe à-traversun tamis pour en obtenir lapoussière la plus fine; on dé-trempe cette poussière de gypsedans de la colle de cerf ou uneautre colle quelconque ; on endonne ensuite une couche surles feuilles de parchemin ; lors-que cette couche est bien sè-che, on la racle pour la rendrebien unie, et ou laisse ainsi