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Tome sixième.
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fai tes-le»; bien sécher ; broyez-les ensuite de nouveau , et pas-sez la poudre par un tamis serré.

5 °. Prenez parties égales depierre ponce calcinée et demoulée ( cette dernière matièreest le mélange de grais, et defer ou d’acier qui tombe dansl’auge des couteliers ) ; triturezbien ces deux matières avec del’eau de colle; mellez-y du noirpréparé , comme on vient de ledire, en quantité suffisante.

4°. Prenez de cenoir avec unpinceau; frottez-en votre pa-

f )ier des deux côtés, et laissez-e sécher : on peut réitérer lamême chose jusqu’à trois fois,eu faisant sécher à chaque fois.

5 °. Lorsquele papiersera biensec, il faudra le frotter avec unmorceau de drap pour le poliret le rendre bien uni.

6°. Prenez du noir qui a étédécrit, déiayez-le dans de l’eaude gomme, et repassez-en unecouche légère sur le papier quevous aurez noirci.

7 0 . Pour que l’on ne remar-que point les traces dn pinceau,il faudra y passer légèrementline éponge mouillée, ce quiles fera disparaître, et les ta-blettes paraîtront unies ; oupourra y écrire, avec un stiletd’argent ou de laiton.

Voyez au mot Ecriture , § II,le moyen d’écrire pendant Januit, où il est fait mention detablettes d’ivoire préparées à ceteffet.

TABOURET D’ÉQUITA-TION. Tout le monde sait com-bien l’exercice du cheval estfavorable à de certains tempé-ramens , et qu’il y a même des

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obstructions qui ne cèdent qu’àcet exercice ; voici un tabouretd’équitation, inventé par M.Genneté, mécanicien de l’em-pereur, qui peut procurer cetexercice si favorable à des per-sonnes sédentaires ou attaquéesde la goutte , et qui ne peuventpoint sortir de leur chambre.Pour ces personnes, on met uneespèce de fauteuil ; mais onpeut y subsli tuer, pour les jeu-nes gens que l’on veut préparerau manège, un cheval de boistout sellé et tout bridé ; on re-çoit sur re tabouret ou sur lecheval de bois tous les mouve-mens que l’on éprouve à che-val, ceux du pas, de l’amble,du trot, du galop, et du saut.

Cette machine est des pluslestes et des plus simples; elleconsiste en deux perches dejeune bois de frêne, traverséesdans le milieu par un axe derotation qu’on suspend au plan-cher d’une chambre; de l’ex-trémité de ces perches descen-dent des courroies qui soutien-nent un marche-pied , sur le-quel il y a pour s’asseoir un ta-bouret élevé convenablement,et rendu mobile sur 4 piedsfixes; en tirant tantôt un , tan-tôt deux cordons de soie quifont jouer deux petits leviersajustés entre les deux perches ,011 fait aller la machine ; et assisfort à son aise , on éprouve tousles monvemens que l’on éprou-verait sur un bon cheval , telque le pas, le trot , le galop,etc., et cela selon le degré deforce ou de légéreté que celuiqui monte la machine veut im-primer à ses mouvemeus, qu’il