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Tome sixième.
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graisse, d’huile, de cambouis,sans altérer les couleurs desétoffes.

Il faut prendre, dit-on , unjauned’teuf, etgn metlresur latache; on prend ensuite un lin-ge blanc que l’on applique par-dessus, et on humecte ce lingeg vec de l’eau aussi chaude qu'onpeut la supporter ; ou frotte letout ensemble un instant, enrecommençant ainsi deux outrois fois, et imbibant chaquefois la serviette d’eau chaude ;on ôte ensuite le linge qui auraattiré le jaune d’œuf, et aveclui enlevé la tache ;on lave bienavec de l’eau claire l’endroit oùétait la tache, et on laisse sé-cher l’étoffe. Il est à remarquerà l’égard destachesde cambouis,qu’elles sont compliquées , etqu’après avoir dissout la graisse,il faut enlever l’oxide de ferpar l’acide oxalique. ( Voyezii n . 17.)

Si on enlève cette tache surune étoffe qui ait son premierlustre , on le détruit dans cetendroit par cette opération ;mais on peut le lui rendre faci-lement ; on fait délayer un peude gomme arabique dans del’eau ; et si c’est à du drap qu’onveuille rendre le lustre, on trem-pe une brosse dans cette eau lé-gèrement gommée , et on lapasse sur l’endroit du drap oùon a enlevé la tache, ayantsoinde passer la brosse dans le sensoù les poils du drap sont cou-chés ; on applique ensuite surcèt endroit une feuille de papierblanc, et par-dessusun morceaude drap ou autre étoffe , qu’011charge d’uu poids; en laissant

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sécher ainsi l’étoffe sous presse jellerecouvreson premier lustre.

Si c’est sur une étoffede soie,pour rendre à cette étoffe soupremier lustre , au lieu de pas-ser dessus la brosse,on la trem-pe simplement dans l’eau gom-mée , et en passant la main surles poils de la brosse , on faitjaillir l’eau sur l’étoffe, en for-me de petites vapeurs : la raisonen est que sur les étoffes desoie i) n’y a pointde poils à fairecoucher comme sur les étoffesde drap.

Voici aussi la compositiond’une eau qui enlève de mêmeles taches, dit-on, sans altérerles couleurs , et que l’on peutavoir toujours toute prête : oumet dans une bouteille deux li-vres d’eau de fontaine biennette et bien pure ; on y faitdissoudre gros comme une noixde cendres gravelées, ou groscomme une noisette de potasse,et deux citrons coupés en tran-ches ; 011 laisse digérer le toutenviron vingt-quatre heures; oufiltre ensuite cette liqueur ; etlorsqu’on veut enlever quelquestaches, on ne fait qu’en verserdessus ; on la frotte; on la laveensuite dans de l’eau bien claire,et la tache disparaît.

N°. 21. Essence vestimentaledu sieur Dupieix. Nous ignoronsquelle était cette eau , que M.Gachet, à Bordeaux , avait faitannoncer dans les papiers pu-blics en 1768, et ses effets pourôter les taches sur toutes sortesd’étoffes en soie et en laine.Nous 11e connaissons, jusqu’àprésent, rien de mieux que l’es-sence dont le S r . Dupieix s’est