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Tome sixième.
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plue qui , tiiée aussi du grec,veut dire écriture cachée.

La manière ordinaire d’écrirene reproduit la parole pronon-cée que d’une manièrelraînanteet avec une extrême lenteur;elle est insuffisante pour suivreet jeter, avec célérité sur lepapier , les phrases tellesqu'elles se succèdent, soit dansles interrogatoires . soit dans lesdiscussions publiques, les plai-doyers et les harangues.

Dans les conimencemens dela révolution française , il yavait à côté de la salle desséances de l’assemhée consti-tuante , des écrivains chargésde recueillir ce qui se disait ,soit à la tribune, soit dans l’in-térieur de la salle ; on les ap-pelait /olographes, et ils étaientbien nommées, car la /ogo-graphie ue peut s’appliquer qu’àl’écriture sous la dictée. Voicicomme ils s’y prenaient : Cequi se disait était écrit par sixà huit écrivains rangés autourd’une table.Chacun d’eux avaitdes bandes de papier devantlui ; le premier écrivait surune bande une ligne de dis-cours , et avertissait son voisin ,par uh coup de genou, de re-prendre ; celui-ci écrivait lasuite du discours, ce qui for-mait une antre ligne, et ainside suite jusqu’au sixième ethuitième: puis le premier re-prenait, et le discours se trou-vait ainsi copié jusqu’à la lin,et très-exactement, parce quechaque écrivain ne donnaitd’attention qu’à la ligne qu’ilavait à porter sur sa bande depapier. Dans la même tribune

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se tenaitdeboul un homme quidonnait le nom d-s orateurs ouinterlocuteurs, et qui avertis-sait des apiMaudis.se/nens on desmurmures , dont il était faitmention par les écrivains pré-cisément au moment, et aprèsla phrase ou le mot qui lesexcitait.

On sent que cette méthode,dont on .trouve un plus longdéveloppement dans le. Journalde. Pans, 1790, p. 86(i, à l’in-convénient de n’étre pas tou-jours fidèle, d’exiger beaucoupde coopérateurs, d'êtresujetteàdes distractions et à des erreurs.

La tachygraphie a quelquechose de plus libre et de plusindépendant; c’est à elle quenous devons un mode pourenchaîner la parole à mesurequ’elle sort de la bouche decelui qui parle. Les Romainsen avaient trouvé un dans i’ab-bréviation de l’écriture ( Voy.l 'Encyclopédie ,t. XV , p. 81 5 ).Les anciens avaient leurs let-tres tironienues, qui étaientdes signes pour abréger l’écri-ture. Il existe dans quelquesb bliothèques, un ouvrage in-titulé Tachéographie on P Artd'écrire aussi vit\que la parole,par M. de Ramsai, en latin;il a été traduit et imprimé àParis en i 685 , le texte latin àcôté. (Le Journal des Savons,ib8i , pag. 1 65 i re . édition, etpag. 108 de la a. 4 ., en fait men-tion.

Le même journal, 17^9, p.S 23 ,fail mention d’un alpha-bet inventé principalementpour faciliter l’art d’écrire avecvitesse. Les Anglais ont inven-