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Tome sixième.
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Sucre , § XIII , et l’articleRhum ).

TAILLEUR. IL n’est pointcle profession qu’un hommeadroit, intelligent et capable,ne rende susceptible d’une dis-tinction méritée. La supérioritédu talent fait taire le préjugé,qui semble vouer à un méprisorgueilleux les arts mécaniquesles plus utiles. Quelle sottise etquelle ingratitude, de cher-cher à avilir ceux qui nousrendent les plus grands services!Certes, c’est un grand bonheurpour 1 a société d’avoir des hom-mes qui se destinent aux artsde premier besoin ; de ce nom-bre est relui du tailleur. h’En-cycivpédie , supplément, t. IV,p. 925, contient quelquesdétailssur les procédés de cet art. Poul-ies mieux entendre, il est bond’avoir sous les yeux les figuresinsérées dans le y', volume desplanches, et à la fin du volumedes planches de supplément.

Ce qui contribue le plus auprogrès d’un art quelconque,c'est que l’artiste se passionnepour sa profession, qu’il cherche à la perfectionner, à l’é-lever au - dessus de l’aveugleroutine, et à la sortir de l'obs-curité à laquelle elle semblaitcondamnée. M. Sarraziu estun exemple de ces hommesrares, qui, par ses connaissan-ces et un talent supérieur, parl’effet d’une imagination exal-tée et par un excès bien louabled’enthousiasme, a prouvé quel’état industrieux du tailleurétait digne des regards et del’attention de la société. Cet en -1thonsiasme a été chez lui tel*

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qu’il a changé la dénominationde sa profession , et lui a substi-tué le titre pompeux d ’archiwes-ter , c’est-à-dire, tailleur parexcellence. Des connaissancesrecueillies chez différentes na-tions de l’Europe et de l’Asie ,une idée juste et pratique deleurs costumes, une étude par-ticulièrede la fableet de l’anti-quité , de fréquentes médita-tions sur les habillemens ancienset modernes, ont fourni à M.Sarrazin les moyens d’étendreles limites jusqu’à présent bor-nées de son art. Il a su multi-plier les formes des habille-mens, leur donner de la grâceet un caractère particulier. Maisc’est principalement dans lacoupe économique des étoffes,qu’il a déployé le plus d’intel-ligence. l J our rendre sa mé-thode claire et à la portée detous les artistes de sa profession,il a imaginé de diviser par car-reaux l’étendue d’une pièced'étoffe , en sorte qu’ils pussenttous s’entendre et se retrouverpar la désignation juste et pré-cise de. tel ou tel carreau parlequel doit passer le trait delàcoupe. Ecarter tout mystère dela pratique des arts, c’est de lapart de l’artiste une générositéqui le rend encore plus recom-maudable: aussi le Journal desInventions et Ùè.couvertes , im-primé en t. 1 er ., p. a/ ( i,

contient un rapport bien favo-rable sur les talenset le méritepersonnel de M. Sarrazin.

Voyez Habitlemens.

TALISMANS . « Quel effet,» dit Montesquieu , veux-tu» que produise l’arrangement