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Tome sixième.
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substituer la sciure de bois dechêne verd et qui n’a pas en-core été mouillée, au tan quiprovient de L’écorce du mêmebois; mais on a reconnu, en An-gleterre, qu’une des meilleuressubstances qu'on pût employerpour tanner les cuirs , était labruyère; il faut la faire bouil-lir pendant environ trois heuresdans de l’eau, qui en extraittoute la substance; on met lespeaux dans les cuves à tanneroù l’on a mis cette eau, quidoit avoir à-peu-près le degréde chaleur qu’avait la bête vi-vante; la liqueur pénètre alorsmieux les peaux, et accélèrebien plus vite l’opération quedans la méthode ordinaire, oùla liqueur est employée à froid.Il faut répéter plusieurs foissur le cuir l’effusion de cettedécoction tiède : aucune écorcen’égale la bruyère employée decette manière. Une obseï vationdes plus importantes, est d’é-viter soigneusement de faireusage d’aucun vaisseau de fer ;il rendrait le cuir noir, dur etcassant. On prétend cependantque l’emploi de la bruyère nesaurait avoir lieu que dans lafabrication des menues peaux.( Collect. Acad. , part. J’ranc .,t XII, p. 27 ).

On a découvert en Allema-gne plusieurs espèces d’herbesou de plantes qui peuvent êtreemployées à cet usage. O11 encompte environ soixante , aveclesquelles on prépare huit nou-velles espèces de cuir, et quisont aussi bien tannés que si 011y avuit employé des écorcesd’arbres. Cette découverte a

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l’avatilage de pouvoir suppléer 1aux éroices de chêne dans biendes circonstances, et épargnemême encore l’usage de plu-sieurs drogues étrangères. Ilnous serait facile, d’après quel-ques expériences, de trouverdans noire pays des plantes quipussent nous procurer le mêmeavantage.

Les Tartares Cal mues pré-parent leurs peaux avec dulait de jument aigri. Dans quel-ques cantons d’Afrique , on sesert du fruit de l 'acacia vera ,avant sa maturité. On se sertaussi des fruits et des feuillesdu terebinthe , du lentisque ;ailleurs, dn emploie le sumaclt,l'arbutus,\eceltis,le tamarisque,le Rhamnus , le rhus myrtifolia ,l’écorce des saules de monta-gne, 1 ’uva ursi, le myrtille.

§ I er ? Jardin du tanneur.

Nous allons donner le nomdes'plantes indiquées dans lemémoire de M Gleditch, del’Académie de Berlin, insérépag. 55 du tom. IX de la Coll.Acad., part, étr., qui remar-que avec raison que l’usage deces plantes ménagerait les fo-rêts. On pourra se procurer dansle pays tout ce qui est néces-saire pour la tannerie. Les pau-vres et les enfans trouverontune ressource en allant cueillirces plantes. Les lieux incultespourront être mis en valeur.

Des endroits où il n’y a pointde tanneries, faute de matièrespropres au tau, pourront s’enprocurer, parce que d’ailleursles moulins nécessaires à la fa-brique.