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des meules, jusqu’à complettetrituration. Le mouvement estdonné aux meules, au tamis etblutoir par la même rotationdu premier axe, auquel sontfixées les ailes du mouliu.
-*■» Les meules qu’on emploiesont de pierre calcaire noire ,très-dure; elles ont 4^5 piedsen hauteur, et 8 à io poucesen-largeur. Pour aider la pre-mière trituration, on humectepar moment res éclats ou brinsde bois. Cette humidité em-pêche aussi l’évaporation desfécules, dont la volatilisationserait une perte pour le pro-priétaire. La dose de l’eau nepeut.se déterminer ; c’est parl’expérience et par l’habitudequ’on fixe avec assez de pré-cision l’eau qui doit être em-ployée.
Ce procédé, usité en Hol-lande, et qui donne aux Hol-landais la réputation de possé-der un secret particulier pourpréparer les couleurs provenantdes bois,poiir leur donner plusd’éclat et d'intensité, ne pour-rait-il pas aussi s’appliquer àmie infinité de plantes, d'ar-bustes et de racines, ainsi qu’àdes terres et pierres colorantes ?
§’IV. Manières de tirer des vé-gétaux les couleurs fugaces ,
en y faisant naître des in-sectes.
Comme nous ne nous bor-nons pas à faire connaître lesprocédés dont le succès est cons-tant, et que notre dessein, danscet ouvrage, est aussi d’indi-quer des points de vue, des
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essais à faire, des expériencesà tenter , voici dans ce genreune expérience qui, si elle pou-vait réussir, serait de la plusgrande utilité pour la teinture.Nous avons beaucoup de végé-taux qui ne donnent qu’unecouleur passagère, et dont onne fait point usage dans lesarts : ne pourrait-on pas fixercelte couleur, en y excitantune fermentation propre à en-gendrer des insectes qui don-nassent, comme la cochenille,une teinture semblable à celledu grain? C'est ce qu’on pour-rait peut-être obtenir de cellemanière. On sait que les tein-tures végétales se tirent desherbes, des bois, des bayes etautres fruits.
Pour faire produire des in-sectes colorans aux herbes, ilfaut les faire sécher, parce quela teinture qu’elles donnent enest meilleure, ou bien on lespile et on les laisse sécher ausoleil on à une chaleur équi-valente, jusqu’à ce qu’elles nedonnent plus aucun suc, ou sielles sont sèches , on les fait in-fuser dans de l’eau chaude pen-dant 2.4 heures. On fait évapo-rer cette eau jusqu’à consis-tence de syrop ; mais pour celail 11e faut pas exprimer les fé-cules : on la met ensuite dansun vaisseau de terre ou de bois,couvert avec un peu de pailleou avec quelqu'autre chose dela même nature , de façon qu’il11e soit pas trop fermé, et quel’air puisse y entrer. Mettez cevaisseau à l’ombre, dans' untrou fait en terre ; placez au-tour quelques feuilles mouillées