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Tome sixième.
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qu’il emploie pour cette tein-ture , se trouvent toutes enFrance . Ceux qui savent com-bien la cochenille qu’on tire del’étranger coûte à la France ,ÿugeront aisément de l'utilitéde celte découverte pour cepays, sur-tout pour la Picardie,où la cochenille est fort enusage.

» Il a aussi trouvé le secretde teindre le colon en écarlattebon teint, capable de résisterau débouilli du savon.

» C’est le même qui a trouvé,ily a environ deux ans , un au-tre secret non moins utile pournotre province, celui de tein-dre le ronge des Indes en deuxheures, ainsi qu’il est prouvépar les certificats de plusieursteinturiers sous les yeux des-quels il a fait ses différentesépreuves ».

Ce particulier n’est pas leseulqui se dise inventeur du secretde teindre la laine en écarlatte.La vérité est que MM.Gobeliupossédaient l’art d’appliquer,d’une manière supérieure, auxlaines la couleur écarlatte tiréede la cochenille, et avivée parla dissolution de l’étain dansPeau régale. Ce secret s’est ré-pandu et perfectionné entre lesmains de MM. de Julienne etMoinéry, à l’hôtel des Gobe-lins; de M. Goddé à Amiens .Il continue d’être employé avecle plus grand succès sous la di-rection deM. de Montulé, pos-sesseur de la fabrique Julienne.La réussite de leurs procédésne peut plus être attribuée à lapropriété des eaux de la rivièrede Bièvre, puisqu’il est aujour-

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d'hui reconnu que la rivière deSomme, à Amiens , ou touteautre eau courante, produit lemême effet, et n’a besoin qued’une préparation facile.

Le particulier d’Amiens citéci-dessus, n est pas non plus leseul inventeur du secret deteindre le coton en beau rouge.Nous avons trouvé , je ne saisplus dans quel journai, la notequi suit :

« George Evert Habich, ré-sident à Hesse-Cassel , ayantdécouvert, après nombre detentatives, le vrai moyen defaire prendre au coton la tein-ture rouge de Turquie , a faitrépandre dans les papiers pu-blics allemands, qu’il est dansl’intentionde communiquer sonsecret aux gens curieux, sur-toutaux manufacturiers qui vou-draient l’acquérir. Il s’agit d’unesomme de s 5 florins d’Empire ,qu’on lui fera passer par les voiesqu’on croira les plus commodes ,en affranchissant le port et leslettres. Il assure que sa teinturesoutient toutes les épreuves del’eau-forte, de l’huile de vitriol,de la pl us forte essence ; et qu’enchangeant quelque chose dansles procédés ( ce qu’il ensei-gnera), on peut faire prendreavec la même solidité la mêmecouleur au fil de lin ».

Et dans la Gazette de France ,1785, n°. 78, art.de Berlin , on litl’annonce suivante :

« Le sieur Schultze, qui atrouvé le secret de teindre lecoton en rouge sans que la cou-leur s’efface, se propose de lepublier et d’ouvrir une sous-cription pour cet effet. Il assure