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Tome sixième.
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Pour cet effet, M Macquer af-faiblit avec de l’eau communeune dissolution d’étain par l'eaurégale, au point que l’étain nese précipite point : on v plongela soie; elle se pénètre en uninstant; on l’exprime, on lalave, on la plonge dans un bainde cochenille; avivée, avec unseizième de son poids , decrème de tartre, cette soie ensort teinte d’un rouge vif etplein , qui résiste à toutes lesépreuves et débouilli.s, commel'écarlatte.

Si l’on veut donner à la soie lacouleur de ponceau, on lui faitpiendre, après l’avoir trempéedans la dissolution d’étain , uneteinture de jaune de roucou ; onla passe ensuite à la cochenille.

Mais, comme on ne sauraitdonner trop de détails, sur-touten faveur de ceux qui ne sontpoint habitués aux opérationschimiques, nous allons déve-lopper les dilTérens procédéspour teindre la soie en plusieursMuances de rouge vif de coche-nille et autres couleurs, suivantla méthode découverte par M.Macquer.

La réussite de ces nouvellescouleurs dépend de la composi-tion et de l’application de ladissolution d’étain, qui sert demordant, et qui se fait delà ma-nière suivante :

Pour six livres de soie, il fautfaire une eau régale composéede quatre livres d’eau-forte or-dinaire et deux livres de bon es-prit-de-sel ; d’une autre part,on fera fondre dans mie cuillerde 1 er trois livres d’étain fin deMéiac, çt ou le coulera dans

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l’eau pour le réduire en gre-naille. On mettra l'eau régaledans un pot de grès; on jetteradedans environ une once de lagrenaille d’étain , et après l’a-voir laissée se dissoudre pres-qu’enlièrement, on continuerade même par demi-once jusqu’àce qu’on ait fait dissoudre ù-peu-près la moitié de l'étain.On. pourra ajouter alors un peuplus d’étain à-la-fois, et on enaugmentera peu à peu la quan-tité , à mesure que l’acide agiraavec moins de force, mais enprenant toujours bien garde quea chaleur qui s’excite 11e de-vienne trop grande, et n’occa-sionne la précipitation d’unepartie de l’étain en chaux blan-che. Quand il ne restera plusque cinq ou six onces d’étain ,on les mettra lont-à-la-lois, eton laissera la dissolution s’ache-ver; elle doit prendre sur la finune couleur brune très-foncée,mais sans être trouble. Si ellen'avait pas celte couleur, il fau-drait, après qu’ellesera refroi-die, y ajouter une once de nou-vel étain grenaillé, qui 11e man-quera pas de la lui donner.Lors-que le mordant est préparé decette façon , les acides en sontsaturés de manière qu’ils nefont aucun tort à la soie, etqu’on peut l’employer sans l’af-faiblir par de l’eau ; il en résultedes couleurs infiniment pluséclatantes, plus vigoureuses, etqui tirent beaucoup moins surle cramoisi.

Si l’on veut teindre les sixlivres de soie en couleur de ce-rise, de cochenille, on mettrale mordant dans une grande ter-