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Tome sixième.
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celles crue donne la cochenille,mais elles surpassent pour l’é-clat et la solidité celles quefournit le bois de Brésil sur lasoie simplement alu née à l’ordi-naire; et (pour le dire en pas-sant ), c'est une chose très-ex-traordinaire que la plus bellecouleur t'ouge ait toujours ététirée dp règne animal : la ga-rance, le bois de Brésil , le sa-fran bâtard, n’approchent pasde la beauté du pourpre queJes anciens tiraient du murex,du kermès, de la laque et dela cochenille. La teinture dubois d’Inde se lire aussi plusbelle et plus solide par le nou-veau mordant que par l’alun.On obtient par ce moyen desviolets qui ne sont pas sans mé-rite. On reconnaît par l’épreuvedu vinaigre les étoffes de soiecramoisi teintes avec la coche-nille, d’avec celles teintes avecle bois de Brésil . Les premièresne sont pas altérées par le vi-naigre, et la couleur des der-nières estdétruite par cet acide.( Voyez au mot Dêbouilli , lamanière de juger de la soliditéde la teinture. )

Nous avons rapporté, avecquelque détail , les procédésde M. Manquer. Il y a des per-sonnes qui pensent que cesprocédés n’ont qu’un succèséquivoque. C’est à l’expérienceet non à nous de les juger.

On a annoncé, dans \e Jour-nal de la Blancherie , en î y 85 ,p. 3 ?., que M. Duperron, l’undes propriétaires de la fabriquedes étoffes de Paris , rue etporte Saint-Martin, hôtel des

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Arts, avait réussi au-delà desespérances des chimistes. Cen’est pas la cochenille qu’il em-ploie ; ses essais infructueux luiont montré que cette substancetourne toujours au violet lors-qu’on l’emploie sur la soie. Lasubstance la plus généralementconnue pour donner un rougefugace, lui a fourni la plusbelle couleur, et l’a donnéesous toutes les nuances, depuisl’écarlatte voisine du ponceau ,jusqu’au lilas le plus clair. Parses procédés , cette couleur,ainsi que la couleur de rose ap-pelé le dejeûner du soleil, sontfixeset inaltérablesà la volontéde l’artiste. Voilà encore unenouvelle preuve de l’inutileprohibition portée dans les ré-glemens concernant la teinture,£t de l’inconséquence du pré-jugé qui désignait telle droguepour donner le bon teint ou leteint fixe, et telle autre pourne donner qu’un faux teint outeint destructible.

Dans le Journal de Nismes ,en 17SÜ, on a annoncé un pro-cédé pour obtenir une couleuraussi solide que celle dans la-quelle on emploie la cochenille.Il consiste à faire bouillir avecdu tartre des baies de la planteappelée actua spicata , Linn. ,vulgairement herbe de Saint-Clnistophe. Ou y ajoute ensuitede la chaux d’étain. Ce procédé,dont on attribue la découverteà un chimiste allemand , de-manderait à être vérifié parlesgens de l’art. Il serait impor-tant de substituer une plantequi croît dans les bois de nosprovinçes méridionales, à uns