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§ VIII. Teinture des cuirs.
TELEGRAPHE. L’établis-sement du télégraphe, dont nousavons déjà dit un mot à l’arti-cle Signaux, et que l’on pour-rait nommer poste aerienne onposte aux paroles , par opposi-tion à la poste aux lettres , est del’année 1794- H est dû aux tra-vaux etaux soins de M.Chappe,qui a proposé à la Conventionnationale ce moyen de corres-pondre rapidement à degramlesdistances, avec nos armées.
L’appareil consiste dans unchâssis ou régulateur qui l’ormeun parallélogramme très-allon-gé ; il est garni de lames à lamanière des persiennes , etajusté par son centre à l’extré- (mité de son axe. Ce châssis mo-bile supporte deux ailes , dontle développement s’effectue endifférens sens. L’arbre qui sou-tient le régulateur roule sur unpivot, et est ruaintemià la hau-teur de 10 pieds par desjambesde force. Le mécanisme est tel,que la manœuvre se fait sanspeineetaveccélérité,au moyend’une double manivelle placéeà hauteur convenable.
L’analyse des différentes po-sitions du télégraphe, présentecent signaux parfaitement pro-noncés. Le tableau représenta-tif des caractères qui le distin-guent , compose une méthodetachygraphique , due aux lon-gues et pénibles méditations deSi. Chappe.
Il u’est pas nécessaire de dire
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que c’est à l’aide de bons téles-copes et de pendules à seconde ,que se font les observations, etque se communiquent les avisd’une extrémité à l’autre, sou-vent sans que les observateursintermédiaires puissent péné-trer le sens de la missive.
Le temps employé pour la ’transmission et la révision dechaque signal , d’un poste àl’autre, peut être estimé, enprenant le moyen terme , à 20secondes. Ainsi dans 1 5 minutes40 secondes, on peut avoir desnouvelles de Valenciennes àParis . Les prix de chaque ma-chine , en y comprenant les ap-pareils de 11 uit, ont été estiméspar le comité d’instruction pu-blique, pouvoir montera 6000liv., en sorte qu’avec 96,000 1.on pouvait réaliser cet établis-sement jusqu’aux frontières duNord, f Voyez le Journal desInventions et Decouvertes , im-primé en 1795 , t. II, p. 12,14.)
Fourcroy , dans son rapportà la Convention nationale , du14 nivôse (V. le Moniteur, 1 yqô ,n°. 109, p. 449, 2 e . col.) , ‘ditque cet établissement est euactivité ; qu’il 11’a rien été né-gligé pour multiplier les signestélégraphiques j que des me-sures ont été prises pour lacons-tructiou des lunettes acromati-ques nécessaires à ces établis-semens ; qu’011 travaille sansrelâche- à la recherche desmoyens multipliés qui sontin-dispensables pour établir destélégraphes.
Ainsi donc une ligne de télé-graphes , dout le premier estassis sur le principal pavillon