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cé sur la supériorité de l'unsur l’autre. y
Télégraphe marin, ou Vi-giçraphe. Au mois de thermidornri 6 , il a été fait, au Lycéedes arts, rapport de cette ma-chine, d’une construction très-simple et peu dispendieuse ,(fui peut être établie en vingt-([uatre heures, et qui peutexé-cuter 999,000 signaux et plus,avec la plus grande exactitude ,précision et célérité. L’épreuveeu a été faite en grand avecsuc-cès, à Rochefort et Charente ,distans de 5 î 5 kilomètres (7200toises ). Le Lycée a décerné,pour cet objet, une médaille aucit. Peytes Montcabrier , chefdu mouvement des ports.
TÉLESCOPE. C’est un ins-trument, dont l’invention , parJ. B. Porta, remonte vers 1590 ,et dont l’étymologie grecquesignifie qui voit de loin. On dis-tingue dans l’usage deux espè-ces de télescopes , Vastronomi-que et le terrestre. L’astronomi-que est ainsi nommé, parcequ’on 11e s’en sert que pour lesobservations astronomiques: lesobjets y paraissent renversés ;mais il a l’avantage de grossirbeaucoup, etd’avoiruuegrandeclarté : quand on observe lesastres, il est indifférent de lesvoir renversés ; lorsqu’on ob-serve sur terre, il est agréablede voir les objets dans leur si-tuation naturelle j on se pro-cure cet avantage , même avecce télescope , en ajoutant deuxoculaires convexes au premierqui y est déjà.
Le télescope aérien est uneespèce de télescope, dont les
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verres 11e sont point renfermésdans un long tuyau ( voyez-enla figure dans l’ Encyclopédie ,t. V des planches, art. Optique ,pl. 4 , n°. 46 ) ; à la rigueur cetélescope n’est, à proprementparler , qu’une façon particu-lière de monter des verres ob-jectifs ( dont le foyer est très-distant ) et leurs oculaires , defaçon qu'on puisse les dirigeravec facilité pour observer lescorps célestes pendant la nuit »et éviter les embarras des téles-copes astronomiques , qui de-viennent fort incommodes etfort gênans lorsqu’ils sont très-longs : le célèbre Huyghens estl’inventeur de ces espèces detélescopes.
Le grand télescope de Huy-ghens , qui a fait connaître d’a-bord l’anneau de Saturne et unde ses satellites , consistait enun verre objectif de 12 pieds defoyer et un verre oculaire de5 pouces : cependant il se ser-vait souvent a’un télescope de23 pieds de long , avec deuxverres oculaires joints ensem-ble , et ayant chacun un pouceet demi de diamètre.
Les télescopes terrestres sontà trois verres ; ils représententles objets droits et grossis ;mais ils ont l’inconvénient queles objets y paraissent teints,et défigurés par les bords. Onen a fait encore à cinq verres,et jusqu’ici il avait paru qu’ils11e pouvaient représenter lesobjets que d’une manière assezfaible et assez confuse, à causedes rayons qui doivent être in-terceptés en passant par chacun1 de ces verres.
Depuis