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machine qui , sans cet expé-dient , flotteraient trop forte-ment l’une contre l’autre. Ç’estpour cela que l’huile versée suri’eau d’un étang, au côté oùtom ho le vent, s’avance par de-grés vers l’autre côté ; commeon peut le voir par le calme quise produit successivement surtout l’étang ;car le vent ne pou-vant plus soulever la surfacede l’eau, de manière à y pro-duire les premières rides , quej’appelleles élém ens des vagues ,tout l’étang sera bientôt uni ettranquille.
On viendrait donc à boutd’appaiser par-tout les vagues ,si on pouvait se placer à l’en-droit où elles commencent à seformer ; il est rare et souventimpossible de prendre cette po-sition sur l’Océan; mais il se-rait peut-être aisé dans des cas
f iarticuliers de modérer la vio-ence des vagues , lorsqu’on setrouve au milieu des eaux, et.de prévenir des brisans lors-qu’ils sont dangereux.
Car lorsque le vent soufflegrand frais, sur le dos de cha-que laine il s’élève un certainnombre d’autres petites vaguesqui rendent la surface rabo-teuse, et donnent prise au ventqui les pousse avec plus de for-ce. Il est clair que cette lameaura moins de prise, si on em-pêche les petites de se former ;peut-être aussi, lorsque la sur-face d’une lame est huilée , levent en passant dessus la com-prime, et contribue plutôt àl’abaisser qu’à l’aggrandir.
Cette explication que je donnepar conjecture , continue M..
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Franklin, mériterait peu d’at-tention , si les effets de l’huileversée au milieu des vagues n’é-taient pas très-considérables ,et tels qu’en adoptant un autresystème , il est difficile d’enrendre raison.
Lorsque le vent est si fort ,que les vagues ne sont pas assezpromptes pour obéir à son im-pulsion , le sommet de ces va-gues est plus niiuce et plus lé-ger ; elles sont poussées en avant,brisées et converties en écumeblanche. Les vagues ordinairessoulèvent un vaisseau sans en-trer dedans ; mais quand les la-mes sont grandes, elles brisentquelquefoissur la cale,montentsur le pont et par les saborts ,et causent du dégât.
On a écrit de Batavia qu’unvaisseau hollandais avaitéchap-pé au naufrage lors d’une tem-pête , parce que le capitaine ,en tournant sous le vent, eutsoin de faire verser de l’huilecontre la haute mer, pour em-pêcher les vagues de se brisercentre le navire ; il n’en fitverser que très-peu à-la-fois, etla compagnie doit peut-être sonvaisseau à six demi - aumesd’Iniile d’olive.
Voyez un mémoire de M.Achard , imprimé dans le Jour-nal d'Agriculture , novembre1782. ihindique le moyen decalmer aveede l’huile la surfacede l’eau , soit en pleine nier,soit sur des fleuves, et de dimi-nuer le danger qui provient deson agitation.
En 1726,-un S r . Basteur aprétendu avoir la science deprédire les tempêtes sur nier.