*4 T E I\
Le cit. Prony a fait (les re-rh M'ches sur la poussée desterres et sur l’épaisseur des mursde revêtement. On en trouvela démonstration géométriquedans le Bulletin de la SociétéPhilomatique , an 7 , n°. 24 ,pag. 188.
TERRE. La terre peut êtreconsidérée sous bien des faces,et présente de grands objets deméditation. Sa formation, lerang qu’elle tient parmi lesplanètes, sa révolution diurnesur elle-même, sa révolutionannuelle autour du soleil, l’im-mense variété d’utiles et riantesproductions qu’elle étale au -dehors avec une sorte de ma-gnificence, les richesses métal-liques et minérales qu’elle re-cèle dans son sein, les inégali-tés de sa surface, la différentetempérature de ses climats, ladétermination exacte de sa for-me, sa division politique, etla diversité des mœurs des peu-jffes qui l'habitent ; ces diffé-JJkÿ points de vue sous lesquelsTui oeut considérer la terre,ont îéja enfanté des milliers devolumes, et l’on en compose-rait encore autant de ce quireste à dévoiler et à expliquer.
Loin de nous jeter dans uneaussi vaste carrière, nous nousbornerons à quelques observa -lions sur la nature des terresque les naturalistes ont dési-gnées sous différentes qualiii-cations.
Eu 177g , l’Académie deRouen a proposé pour sujet duprix, d'assigner, d'apres unethéorie étayée par des expérien-ces, les different es cutre la craie,
TER
la pierre à chaux, la marne etla terre des os, que la plupartdes chimistes ont jusqu'à présentconfondues dans la classe des tei-rescalcairesiVoicà ledéveloppe-ment que l’Académ.elle-mêmea donné à cette question, dansla vue de diriger ceux qui vou-draient s’en occuper : « Le vœu» de l’Académie n’est point de« s’en tenir aux formes des na-» turulistes. Il faut tâcher de» poser des principes qui éla-» blissent les différences entre» les terres calcaires. Ilestcer-» tain que les substances ga-» zensesou le gaz jouent un rôle» important,,/INous en avons la» preuve dans la formation des» cimens, où la même chaux» donne des combinaisons clif-» féremment solides , en raisonqu’elle est plus ou moins pri-» vée de son gaz. Nous enJ) avons encore une autre preuve33 par l’essai fait de monter une33 cuve à indigo avec la craie,33 au lieu de chaux fraisée, lu-33 quelle cuve n’est jamais par-33 venue en travail. Onsemble-33 rait pouvoir eu conclure que33 la chaux, en reprenant sou>3 gaz, donnait dans la masse» du fluide les secours néces-33 saires pour la fermentation et33 la division de l’indigo.
33 Mais il serait important33 d’examiner quels sont les me-33 langes d’au très terresqui ren-33 dent les terres calcaires si33 différenteslesunesdesautres;33 si une terre calcaire passée à33 l’état séléniteux, et que l’on33 ramène par le feu à l’état33 calcaire, est exactement de« même nature qu’elle était au-