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une grande attention. La pré-sence d’une personne de plusfait varier le thermomètre deplusieurs degrés. On a aussi re-marqué qu’à Paris , lorsque toutest égal d’ailleurs, la plusgrande chaleur du jour est àtrois heures après midi, au lieuque sons la zone torride elle estvers les une heure.
M. Bauguer étant à Quito ,c’est-à-dire, sous la ligne,plon-gea la boule d’un thermomètrede M.deRéaumnr dans la neige,dont les montagnes de ce payssont toujours couvertes, et ilvit descendre la liqueur au pointde la congellation tel qu’il avaitété marqué en France .
Comme ou emploie ordinai-rement cet instrument à con-naître les différens degrés defroid et de chaud , et qu’on estcurieux d’en examiner la mar-che, il faut avoir attention deplacer ce thermomètre à l’airlibre, en-dehors des npparie-mens, pour juger de la tempé-rature extérieure; mais s’il estappuyé contre un mur, il fautprendre garde que ce mur necontienne dans son épaisseurquelque tuyau de cheminée, ouqu’il ne soit adossé à quelquefour où l’on fasse du feu en cer-tain temps. L’exposition doitêtre an nord ou à-peu-près dansquelque place qui ne reçoivejamais ni les rayons directs, nimême les rayons réfléchis dusoleil; la proximité d’un grandarbre, d’un édifice , fut-il pas-sablement éloigné d’une monta-gne voisine, peuvent causer desreflets de lumière très-efficaces;le pavé même renvoie au pre-
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mier étage et aux apparlemensdu rez-de-chaussée une chaleurqui diffère notablement de cellequi agit plus haut ; les motnensles plus importans pour obser-ver le thermomètre , sont I»malin un peu avant le lever dusoleil, étant l’heure la plusfroide de la journée, et sur lesdeux ou trois heures aprèsmidi , étant l’heure In pluschaude dans nos cli ma ts Quandou regarde la liqueur poursavoiran juste à quel degré d’élévationelleest, il est nécessaire de pla-cer l’oeil à la même hauteur dela liqueur ; car s’il est plus haut,ou jugera la liqueur moins éle-vée qu’elle ne l’est en effet, ets’il est plus bas, cette même li-queur paraîtra trop haute. Ondoit observer-que si l’on ap-proche de fort près, sur-toutavec un flambeau ou une bou-gie allumée, pour observer ledegré de froid ou de chaud quiest désigné par la liqueur dutube, il peut arriver que cellede la boule reçoive quelquechaleur qui ne vient point del’air et qui rende i’observalionmoins exacte. Lorsqu’on veutfaire part de ses observationssur les différentes températuresde l'air, et leur mériter de laconfiance de la part des con-naisseurs, on doit avoir soinde dire de quelle espère dothermomètre on s’est servi, enquel endroit de la terre et com-ment il était exposé, à quelleheure et avec quelle attentionon l’a observé.
Un observateur ayant exposéla boule d'uii excellent thermo-mètre aux rayous directs du so-