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Tome sixième.
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§ VI. Thermomètre gradué avecun miroir ardent.

Nous avons parlé , à l’articledes Miroirs ardens , de l’inven-lion ingénieuse de M. deBuffon.Cet illustre sûvaut assure que,par le moyeu de son miroir, onaura la véritable échelle del’augmentation de la chaleur ,et on fera un thermomètre réel ,dont les divisions n'auront plusrien d’arbitraire,depuis la tem-pérature de l’air jusqu’à tel de-gré de chaleur qu’on voudra ,en faisant tomber une à unesuccessivement , les images dusoleil les unes sur les autres, eten graduant les intervalles , soitnu moyen d’une liqueur expan-sive , soit au moyen d’une ma-chine de dilatation ; ce qui in-diquera réellement ce que c’estqu’une augmentation double ,triple , quadruple , etc. , dechaleur, et fera connaître lesmatièresdont l’expansion ou lesautres effets seront les pl us con-venables pour mesurer les aug-mentations dechaleur.En fi nl’onsaura au juste combien de foisil faut la chaleur du soleil pourbrùlcr, fondre ou calciner dif-férentes matières, ce qu’on 11’aestimé jusqu’ici que d’une ma-nière vague et fort éloignée dela vérité , et l’on sera en étatde faire'des comparaisons pré-cises de l’activité de nos feuxavec celle du soleil, et d’avoirsur cela des rapports exacts etdes mesures fixes et invariables.La seule chose arbitraire quientrerait dans la constructionde ce thermpmètre, dit. M. de

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BufTon, serait la supposition dunombre total des parties dumercure , en partant du degréde fi oid absolu ; mais en le pre-nant à 10,000 au-dessous" de lacongellnlion de l’eau , au lieude 1000 comme dans nos ther-momètres ordinaires , on ap-procherait beaucoup de la réa-lité , sur tout en choisissant lesjours de l’hiver les plus froids,pour graduer le thermomètre.Chaque image du soleil lui don-nerail un degré de chaleur au-dessus de la température quenous supposerons à celui de laglace ; le point auquel s’élève-rait le mercure par la chaleurde la première image du soleil,serait marqué 1 ; te point au-quel il s’élèverait par la chaleurde deux images égales et réu-nies , sera marqué 2, et ainside suite jusqu'à q degrés , ter-me auquel le mercure ne pour-rait être élevé plus hautsaus levolatiliser. Si l’on se servaitd’huile de lin au lieu de mer-cure ( car il est reconnu quel’esprit-de-vin se décompose ,se décolore en assez peu detemps ), on pourrait étendre lesdegrés jusqu'à >’>. On peut en-core sous-diviser les intervallesd’un degré à l’autre ; par exem-ple on marquera le 1/4 , lu 1/2 ,les 5/4 du 1 er . au 2 e . degré , encouvrant les trois quarts , lamoitié ou le quart de la surfacedu petit miroir , qui réfléchitla première image du soleil,etc.( M. de Bujjon , supplément , t.II, p. 170, 22b. )

Nous invitons nos lecteurs àlire dans les Transactions Phi-losophiques , les observations de