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chai-, delà grosseurd’une petiteplume. Les deux extrémités duconducteur se terminent en pe-tites pointes j la chaîne est atta-chée au haut du grand mât dehune, descend parles haubans,et conduit la foudre de manièrequ'elle va se perdre dans la mersans produire aucun effet.Cefeu,qui se jette par préférence sia-les métaux , et les parcourt tantqu’il n’y a point désolation decontinuité , a régulièrementgagné le conducteur dans lesépreuves qui ont été faites. Cel’eu, par conséquent, ne pour-rait plus éclater dans le vais-seau. Les bons effets de cetteméthode sont attestés par M.Win , capitaine de vaisseau , etpar M. Paul Surman, aussi ca-pitaine de vaisseau , dans ' unvoyage de la Jamaïque à Lon dres ; malgré ces autorités, ilsera permis de douter de ceseffets jusqu’à ce qu’on rapportédes preuves positives et des aviscertains que , sans ces précau-tions , le vaisseau eût été frappéde la foudre. Combien de vais-seaux ont essuyé des orages enchemin sans accident. ( VoyezParatonnerre').
§ II. Tonnerre artificiel.
C'est par des moyens méca-niques qu’on imite sur nos théâ-tres le bruit du tonnerre.. Onfait rouler sur le plancher duceiutre de la salle un charriolcomposé de feuilles de tôle etde pierres dans nue caisse por-tée sur quatre roulettes à huitpans ; et pour contrefaire leséclats du tonnerre, on suspendTome VI,
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à une poulie une corde qui tientplusieurs plaques de tôle etdouves detonueau enfilées à undetni-pîed de distance les unesdes autres ; en sorte qu’en lâ-chant la corde, ces plaques tom-bent l’une après l’autre sur leplancher.
A la fin de mai 17S4 ■> M.'Michel a fait voir une machinenouvelle, imitant parfaitementle tonnerre dans les plus grandsorages et dans ses effets les plusterribles. (Voyez le Journal deParis, 1 784, ïi ns . >47 ,652,6G4).
Le 4 juillet 1 784 , nous avonsété témoins de l’exécution decette machine, qui s’est faitea la Redoute Chinoise,en pré-sence du roi de Suède .
Ou peut encore imitér le ton-nerre par l’ébranlement de l’air;il faut avoir un fort châssis debois d’environ trois pieds delong sur deux pieds et demi delarge , au bord duquel on atta-chera solidement une peau deparchemin assez épaisse et demême grandeur que le châssis ;011 le mouille avant de l’atta-cher , afin que la tension eusoit beaucoup plus forte. Lors-qu’ayant suspendu ce châssis ,ou l’agite avec plus ou moins deviolence , l’ébranlement qu’ilcause dansl’airest plusou moinsfort, et l’on peut alors exciter,avec assez de vraisemblance,un bruit semblable à celui dutonnerre qui gronde.
M. Léinery , voulant expli-quer chimiquement la cause etl’origine du tonnerre , et autresmétéores, a fait des expérien-ces qui méritent d'être lues. (V.Coll. Acad ., part.fr. 1. 1 , p. 558 ).