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Tome sixième.
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précaution de garantir ses yeux :il faut aussi ne mettre lesel quepetit à petit, et parintervalles,jusqu’à ce que la couleur soittelle qu’on la desire. L’on nepeut s'assurer absolument decette couleur. Pour avoir unebelle couleur, il suffit de pren-dre un verre d’aigue-marine,fait de parties égales de crystalet de roquette. On en fait plu-sieurs petits ouvrages , tels quemanches de couteaux, boulonsde manches , poignées d’é-pées, etc.

TUTfE. Les évaporationsquise font dans les fourneaux oùl’on travaille la pierre calami-naire , s’attachent contre lesparois de la voûte, contre lacouronne et sur la surface descouvercles ; cette matière quise durcit , etqui dans la siclionparaît formée de différentescouches d'un jaune plus oumoins foncé , est ce que l’onappelle lotie; ce qui n’est qu’un2111c sublimé. Elle a deux pro-priétés ; la première, que si onla tritureeu poudrefiue et qu’onla substitue à la calamine, elleproduit un beau cuivre fin ettrès-malléable.

La seconde propriété est qu’é-tant pulvérisée et mise, dansde l’eau de pluie , elle est bonnepour les iuflammationsdesyeux,qu’elle calme.

Il -se trouve aussi dans lesfourneaux de fer une autre es-pèce de tutie qui est brune ,mêlée d’un peu de jaune: ellefait le même effet que celle decalamine ; maison ne peut s’enservir avec succès, parce qu’ellecontient trop de parties fer-

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rugineuses qui gâteraient lecuivre.

La tutie provient encore de lasublimation du cuivre jaunequand on le fond ; c’est engrande partie desfleursdezinc.Voyez dans l’ Encyclop. Méth. ,t. VIII des Arts et Métiers , p.534 , l’art de préparer la tutie.

TUYAUX de conduite pourles eaux. On a trouvé en 17(14 àRiom en Auvergne , dans lacarrière de Volvic , une espècede pierre que l’on regarde com-me un produit de volcan. Lessubslancesmétalliques avec les-quelles elle est combinée luidonnent l’apparence du plomb.

On a composé, à Riom enAuvergne , une conduite defontaine avec ces pierres, quiest certainement un ouvrageunique dans son genre : on aformé avec cette pierre destuyaux de la longueur de troispieds, perforés de l’ouverturede six pouces de diamètre ,joints les uns aux autres sansen-castremens , et scellés par unejonction ou cercle de plombcoulé, qui pénètre de part etd’autre dans une rainure prati-uée dans l’épaisseur du profilu tuyau.

Ces tuyaux ont été perforésde la manière la plus simple ,avec des ciseaux d’acier , de lalargeur de l’orifice et de la lon-gueur de six à sept pieds, gros-seur proportionnée, coulant surdeux pouliesplacéessur un planincliné en direction du tuyauposé au-dessous.

L’attelier une fois monté ,objet assez peu dispendieux ,l’ouvrier le plus grossier peut y