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Blancherie , i -83 , page i 43 ).
Mais il s’agit, dans cet ar-ticle, des émanations pulrides
3 ne rendent les morts, et none celles crue répandent les vi-vons ou plutôt les moribonds.
La Collection Accident. , part,franç ., tom. XV., p. 72 et 70 ,fournit deux exemptes frappansd’arcidens arrivés en 1773.
On ne saurait prendre tropde précautions contre les va-peurs qui s'élèvent , soit destombeaux , soit des lieux in-fectés d’exhalaisons putrides,et les préservatifs employés àce sujet sont bons à connaître.
Le lieutenant-général de po-lice , craignant que dans latranslation ordonnée par arrêtprovisoire , d’un corps mortdepuis quatre jours , d'uneéglise à une autre, la corrup-tion-du cadavre déjà sensibledès le lendemain, n’occasionnâtquelqu’accident, avait chargéle sieur Cadet le jeune, pro-fesseur en pharmacie , de veil-ler à cette exhumation. Cechimiste a cru, pour cela, de-voir employer le moyen auquelavait eu recours, dans une cir-constance à-peu-près pareille,le sieur de Morveau , avocat-général au parlement de Bour- !gogne, et très-connu dans les jsciences En conséquence, au 1moment de lever la pierre on ja versé de l’huile de vitriol 1concentrée sur du sel marin pul-vérisé et humecté d’eau pourparfumer l’ouverture du ca-veau , ce qui 11’a pas empêchéque l’odeur fétide ne se portâtd’abord à l’odorat ; des fumi-gations successives ont fait enfin
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dominer l’odeur de l’esprit-de-sel, et le fossoyeur, muni dedeux seaux pleins de lait dechaux , l’un pi us clair poufasperger l’intérieur du caveau ,l'autre plus épais pour encouvrir l'extérieur du cadavre,est descendu, ayant une cordepassée sous les bras pour pou-voir être retiré en cas de besoin.L’exhumation ayant été faite,011 réitéra la fumigation d’unnouveau mélange de sel etd’huile de vitriol; on remplitles interstices du cercueil avecdes plâtres pulvérisés arrosésde lait de chaux, et la transla-tion s’est faite sans aucun in-convénient dans le second ca-veau , qu’on a fermé après yavoir fait jeter un ou deux seauxde lait de chaux pour prévenirles accidens qui pourraient ré-sulter d’une seconde transla-tion , si un nouvel arrêt y don-nait lieu. Ce procédé, intéres-sant pour l’humanité , a étécommuniqué le 5 juillet 177;)à l’Académie des sciences parle sieur Cadet l’aîné , membrede cette compagnie.
M. Maequart, dans une ins-truction suf la cure des asphy-xiés, insérée dan3 le Journaldes Mines , en vendémiaire an 4,pag. 78, indique les différensmoyens de déméuhytiser leslieux qu’occupent les gaz mor-tifères.
Il faut lire dans les Mémoiresde la Société royale de Méde-cine , 1786, p. 238 , un rapportcurieux et intéressant de M.Thouret, sur les exhumationsdu cimetière des Innocens, àParis .