Band 
Tome sixième.
Seite
339
JPEG-Download
 

VAS

339

VAS

chaque fois jusqu’à ce que lefour soit refroidi. La pâle ainsivernie est dure, brillante, du-rable, et supporte des liqueursfroides ou chaudes. Ce vernis,très-brillant et très-solide, estcelui qu’on a imaginé en An-gleterre pour imiter cés vais-seaux également légers et fortsne les Japonnais ont coutumee fabriquer, tels que des plats,jattes, bassins, cabarets, etc.,dont les uns paraissent faitsavpc de la sciure de bois, etd’autres avec du papier broyé.C’est par cette méthode qu’onfabrique ces boites de cartonou tabatières vernies qui onteu tant de vogue, parce que levernis que Martin et autres ar-tistes donnaient à ces boites,était d’un très-beau brillant etsans odeur.

Voyez Vernis , § XIX ; voyezaussi l’ Encyclopédie Méthodi-que , t. VIII des Arts et Métiers ,p. 28.

Lorsqu’on veut donner auxvases une couleur rouge , onmet du vermillon dans le ver-nis ; ou trace sur les vases lesdessins que l’on desire ; on ap-plique un veruis par-dessus, eton y trace des filets d’or etd’argent avec des feuilles appli-quées et retenues par un mor-dant.

§ II. Vase à boire pour ceuxqui courent la poste ou quiont les mains tremblantes.

Voyez l’article Gobelet.

§ III. Vase dont Veau s'échappe

par-dessous aussi-tôt qu'on le

débouche.

Au nombre des plaisanteriesde société fondées sur des ex-périences physiques, telles queles verres à siphon, etc., envoici une qui n’est pas moinspropre à donner de l’amuse-ment. On fait faire un vase defer-blanc, de 2 ou 5 pouces dediamètre , et de 5 à 6 poucesde hauteur, dont le goulot aitseulement 5 lignes d’ouverture;on perce le fond de ce vased’une grande quantité de petitstrous, de grosseur à y passerune aiguille à coudre : on plongece vaisseau dans l’eau, le goulot*ouvert: lorsqu’il en est rempli,011 bouche le goulot, et on re-tire U vase ; l’eau n’en peut plussortir : on donne cette bouteilleà déboucher à quelqu’un quel’on veut attraper: s’il la dé-bouche sur ses genoux, l’eau,s’échappant par les petits trous,,le mouille sans qu’il s’eu ap-perçoive d’abord. Si les ouver-tures faites au fond du vase ex-cédaient 2 lignes de diamètre,ou qu’elles fussent en tropgrande quantité, l’eau s’échap»erait , quoique ce vase fûtouché, l’air, qui presse datous côtés Ja bouteille, trou-vant alors le moyeu d’y pé-nétrer.

Ou fait une expérience à-peu-près semblable avec un verraqu’on emplit d’eau, et sur le-quel on pose une feuille du pa-pier; 011 renverse ce verre ensoutenant ce papier avec la