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Tome sixième.
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partie française , t. V, p. 88. )

M. de laCondamine a éprou-vé qu’en versant un peu cîe so-lution d'argent par Pesprit-de-nilçe , sur un morceau de verre,et plaçant au milieu une têtede clou , il se formait une her-borisation horizontale des pluscurieuses. ( Coll. acad. , part,franç.j t VII , p.279.)

Mais voici une expériencedont les effets , s’ils sont vrais,sont bien surprenans.

Tirez par lixiviation le nitrequi se trouve dans la terre-laise, qu’on rencontre le longes ruisseaux situés au bord desmontagnes , où il y a des minesd’or et d’argent ; mêlez ce nitreavec parties égales de plomb ;calcinez-les tous deux dans uncreuset , scellé hermétique-ment ; mettez le tout dans unecornue , où vous ajusterez unepetite allonge ; luttez bien lesjointures ; mettez dans le réci-pient plusieurs feuilles d’or bienaffiné ; donnez feu sous la cor-nue : peu-à peu il t s’élèvera desvapeurs qui s’attacheront à l’or.Augmentez le feu jusqu’à cequ’il ne passe plus d’esprit ; ôtezalors le récipient, et le scellezhermétiquement. Faites feu delampe dessous, jusqu’à ce qu’ilapparaisse dans le vaisseau uneespèce d’herborisation ou vé-gétation , qui retrace à l’œiltout ce que la nature nous offredans le printemps ; des arbresavec leurs fleu.rs , l’émail desprairies , les petits ruisseauxqui serpentent à l’entour , desfontaines , les unes sortant desrochers, le* autres des bocages.On y rein arqué aussi des cam-

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pagnes de bleds ondoyans, avec,l’apparence d’animaux qui bon-dissent dans les prairies ; maisce qui est le plus singulier, c’estqu’autour du ballon on voitquantité d’étoiles , les unesfixes, les autres errantes, dontla vue complette la magnifi-cence du spectacle. Le JournalPolytype , qui a recueilli cetteobservation , toro.T' 1 ., p. 269,ajoute que <f est sans en garantirl’authenticité.

Dans les Transactions Philo-sophiques , année 1668, il estparlé d’une végétation piacéosur un feu de charbon dans unvaisseau de verre. Lorsqu’on encoupait un rejéton avec des ci-seaux, et qu’on y soutenait unpeu de mercure, il sortait enpende temps une autre brandisde véritable argent, qui avaitcomme converti en un jet mé-tallique une assez grande quan -tité de mercure. Ce mouve-ment et cet accroissement necessaient pas tant que le feudurait et qu’on y ajoutait, dumercure, qui est la nourriturede celte végétation minérale.

Les ingrédiens nécessaires'pour cetingénieux amusement,sont de l'eau-lorte ordinairetirée de deux partiesde vitriol,et d’une de salpêtre,du mercureet une petite quantité d’arpent,certainement moindre que cellequ’on peut retirer en peu detemps de ces branches. Mais iln’y a point de profit dans celteespèce de mutation ; la dépensedu feu, en un mois de temps,est plus considérable que leproduit de l’argent qu’on re-cueilledansun temps plus long.