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ebé à perfectionner le ventila-teur de M. Haies, en faisantles soupapes d’inspiration très-grandes. ( Voy. Collect. Acad .,partie jranç., t. XI, pag. )-
M. de Gennelé, dans un pe-tit ouvrage intitulé Nouvelleconstruction de cheminée, p.96,donne la description d’un ven-tilateur mis en jeu par l’actiondu feu , et du même genre queceux que les Anglais emploientpour renouveler l’air dans lesprisons, dans les salles d’hôpi-taux et dans la cale des na-vires.
M. Bory , dans un mémoirelu à l’Académie des sciencesen 1780, propose de faire usagedans les navires de cheminéesportatives, pareilles à cellesqu’on appelle de Nancy . ( Voy.Collection Academ., part, franc ,t.XVI, p. 110).
M. Sutton , en Angleterre,a imaginé de renouveler l’airdans lesvaisseaux par un moyensimple, sans employer les brasd’aucun homme , mais en pro-filant seulement du feu qu’onest obligé de faire dans lescuisines qui sont sür les vais-seaux.
Sous la chaudière de la cui-sine des vaisseaux , on a unfoyer et un cendrier qui se fer-ment chacun avec sa porte defer : il ne s’agit que d’appli-quer au cendrier, au-dessousdu foyer, un tuyau à plusieursbranches qui répondent dansles différens endroits du vais-seau où l’air a le moins demouvement. Lorsque le feu seraallumé, il dilatera l’air dont ilsera environné, et le chasseraTome VI.
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par la cheminée. Cet air seraincontinent remplacé par celuidu tuyau, à qui ses branchesfourniront sans cesse l’air quicroupit dans les vaisseaux, qui,passant ainsi par le feu , serapurifié , dilaté et poussé dehors:l’air extérieur prendra aussi-tôtsa place, avec d'autant plus doviolence, que le feu sera plusgrand, ou qu’il y aura plus decheminées dans le bâtiment.Par ce moyen il s’opérera unscirculation d’air continuelle ,qui emportera avec elle toutesles exhalaisons, les vapeurs etles transpirations que les hom-mes seraient obligés de respi-rer, et qui ne pourraient quecorrompre les humeurs et in-fecter la masse du sang.
Il se passe, ainsi qu’on enpeut juger, quelquefois bien dutemps avant de faire une appli-cation heureuse des effets mé-caniques et physiques qu’on atous les jours devant les yeux ;car le mécanisme des ventousesqfu’on applique aux cheminéesciour empêcher la fumée, estle même que M. Sutton a ap-pdiqué si heureusement pourrenouveler l’air dans les vais-steaux : mais les nouveautés lespdus heureuses ont tant depieine à prendre parmi les hom-rmes qui se laissent conduirepiar l’habitude , comme parl’ instinct naturel, que M. Sut-tion a été plus de dix ans à voiraidopter une invention si sim-pile et si utile, et ce n’a été quepieu de mois avant sa mort qu’ila eu le plaisir de triompher del’ignorance et de l’envie, et■ ffu’il a vu l’amirauté de Lon-Z