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Tome sixième.
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venue à attraper la beauté duvernis qu’elle possède par l’i-mitation des deux huiles dontles Chinois vernissent leur por-celaine.

§ XIV. Vernis sur un ouvragedont le fonds est de poudre d'or.

Il s’agit sans doute ici de cëscompositions connues sous lenom d'avanturine. ( Voyez ce.mot ). Le vernis dont ou lescouvre se fait de la manièresuivante :

Commencez par mettre deuxcouches de vernis de laque( § VI ) sur votre ouvrage ; appliquez-y ensuite de la terre deCologne ou de la gomme guttedélayée dans un vernis fort clair,dont vous donnerez deux cou-ches; faites sécher, et repassezencore du vernis en un endroitseulement, sur lequel vous ré-pandrez votre poudre d’or; ver-nissez ensuite un autre endroit,et semez -y de la poudre d’or ;continuez de même jusqu’à ceque vous en ayez répandu par-tout. Si l’on vernissait un tropgrand espace à- la-fois , il y au-rait des endroits qui se séche-raient, et la poudre d’or neprendrait pas également par-tout. Lorsque la surface en serasuffisamment garnie, on passerapar-dessus environ seize cou-ches de vernis; et lorsauç l’ou-vrage sera sec, 011 le polira avecdu foin et de la pierre poncepulvérisée ; on y repassera en-core six couches de vernis, etou repolira de nouveau avec dela potée, etc. {Art de la Verre-rie de Kunckel, p. 385).

§ XV. Vernis de la Chine et duJapon .

Dans l ’Histoire de /'ambas-sade des Hollandais au Japon ,on trouve la composition duvernis du Japon. Dans VHistoirede VAcadémie des sciences deifiçjfi, il est parlé du vernis dela Chine . Voici ce que nousapprend l'abbé Raynal à ce su-jet, dans son Histoire philoso-phique des deux Indes, t. III,pag. 2 to.

Ce vernis est une résine par-ticulière qui découle d’un ar-bre nommé au Japon sitz-dsiu,et tsi-chu à la Chine . Il est peurameux, et de la hauteur dusaule; son écorce est blanchâ-tre et raboteuse ; son bois cas-sant et rempli de moelle; sesfeuilles, disposées alternative-ment sur l’extrémité des ra-meaux, ressemblent à cellesd’un frêne , et laissent échap-per de leur aisselle des grappesde fleurs qui sont mâles sur unindividu et femelles sur un au-tre. Les premières ont un ca-lice à cinq divisions, cinq pé-tales et autant d’étamines. Ontrouve dans les secondes, aulieu d’étamines, un pistil cou-ronné de trois stiles, qui de-vient un petit fruit jaunâtre ,gros comme un pois légère-ment comprimé sur les côtés ,et rempli d’un noyau osseux.Cet arbre vient fort bien degraine, mais on préfère de lemultiplier de marcotte. Pourcet effet, on choisit en automneles branches dont on veut fairede nouveaux plants; on entour#4