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Tome sixième.
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V F. R

Chinois l’achètent, parce quecelui qu’ils tirent du tsi-chune suint pas à leur consomma-tion.

Le vrai vernis, dont on dis-tingue à la Chine trois q ualitésdifférentes, s’emploie de deuxmanières. Dans la première ,l’on frotte le bois d’une huileparticulière aux Chinois, et dèsqu’elle est sèche, l'on appliquele vernis. Sa transparence esttelle , que les veines du boisparaissent peintes, si l’on n’enmet que deux ou trois couches.Il n’y a qu’à les multiplier pourdonner au vernis l’éclat dumiroir.

L’autre manière est plus com-pliquée. Avec le secours d’unmastic, on colle sur le bois uneespèce de carton. Ce fonds uniet solide reçoit successivementplusieurs couches de vernis. Ilne doit être m trop épais, nitrop liquide ; et c’est à saisir cejuste milieu que consiste prin-cipalement Je mérite de l’ar-tiste.

De quelque manière, que levernis soit employé , il rendle Lois comme incorruptible ;les vers ne s’y établissent quedifficilement, et l’humidité n’vpénètre presque jamais. Il nefautqu’uu peu d'attention pourempêcher que l’ordure mêmene s’y attache.

L’agrément du vernis répondà sa solidité ; il se prête à l’or,à l’argent, à toutes les cou-leurs. On y peint des hommes,des campagnes, des palais, deschasses, des combats. Il nelaisserait rien à desirer, si demauvais dessins chinois ne ledéparaient généralement.

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Malgré ce vice, les ouvragesde vernis exigent des soinsextrêmement suivis. On leurdonne au moins neuf ou dixcouclies, qui ne sauraient êtretrop légères. Il faut laisser en-tre elles un intervalle suffisantpour qu’elles puissent bien sé-cher. i/espace doit être encoreplus considérable, entre la der-nière couche et le moment oùl’on commence à polir, à pein-dre et à dorer, pour tous cestravaux un été suffit à peine àNankin , dont les atteliers four-nissent la cour et les princi-pales villes de l’empire. A Can-ton , on va plus vite. Commeles Européens demandent beau-coup d’ouvrages; qu’ils les veu-lent assortis à leurs idées, etqu’ils ne donnent que peu detemps pour les exécuter, toutse fait avec précipitation. L’ar-tiste , forcé de renoncer au bon,borne son ambition à produiredes effets qui puissent arrêteragréablement la vue.

On a plusieurs fois tenté d'i-miter les vernis de la Chine .Le J*. Ponanii, jésuite , danssou Traité des vernis, donne lamanière d’en composer un quiressemble, dit-il , parfaitementà celui de la Chine .

Ce n’est que par des expé-riences et des essais réitérés,que l’on parvient à des décou -vertes. Il découle des grostroucsde sumach un suc résineux quitarait fort analogue àceluiavecequel lesChinois font lpurheauvernis. On devrait donc tenterdes essais pour tâcher d’en ob-tenir un beau vernis.

M. dénient, peintre-vernis-