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Tome sixième.
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On a vu des bouteilles deverre dans lesquelles le vins’altérait même eu assez peude temps , quoique ces verresfussent composés de matièresen apparence semblables à d’au-tres dans lesquels le vin se con-servait bien. M. Geoffroy ( voyCollection Académique, partieJtanç., t. V, p. 106, et t. VI,p. 108 et i 43 ; voyez aussi Col-lect. Acad., part, étrang., tomeXI, p. 244 , et VEncyclop. Mé-th., t. VIII des Arts et Métiers,p. 620 et 65 z) croyait que celavenait des sables plus ou moinsvitrifiables qui entraient dansleur composition ; il donne à cesujet un moyen pour faire l’es-sai de la qualité du verre, c’estdo le pulvériser de manière•qu’il ne s’y mêle aucune ma-tière étrangère, et de verserdessus de l’esprit-de-sel de vi-triol ou de nitre ; si le verre estd’une bonne qualité,cette pou-dre 11e sera point attaquée. Ilfaut cependant faire attentionque l’extrême subdivision chan-ge quelquefois la nature descorps en telle sorte, que l’eaumêlée avec le verre réduit enpoudre impalpable, a tout lesavonneux et le graisseux del’argille; 011 assure même quecette poudre peut être dissouteen partie par l’eau-forte. A pro-pos de dissolution, M. Hom-berg montra , à l’Académie dessciences, une liqueur qui dis-solvait le verre; c’était l’eau-forte qu’il versait sur le verreaprès l’avoir fait rougir dans lefeu et l’avoir trempé dans duplomb fondu. ( Voyez Journaldes Savons, iffpp, p. 4 ° > i ,e . 1

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édit., et p. 35 de la 2 e .) Maisrevenons à notre sujet. M. Du-fay (V. Coll, académ.,part fr. ,t. VI, p. 108), en examinantles motifs de M. Geoffroy, quiavait jugé sans avoir les échan-tillons des matières, a reconnuque le défaut des bouteillesdont il s’agissait , venait descendres du bois qui, quoiquenon flotté, était resté long-temps exposé à l’air, ou quiétait trop vieux, et y avaitperdu les sels propres à la vi-tréfaetion , ce qui arrive aussiaux bois flottés : par leur longséjour dans l’eau , leurs sels aci-des se dissolvent sans doute , oupour mieux dire tous leurs sels.M. Dufay, avec les mêmes ma-tières qu’011 avait employées àfaire le verre que le vin atta-quait , a fait de très-bonnesbouteilles, en substituant auxcendres dont ou s’était servi,celles de branches vertes etbien séchées. L e Journal de Pa-ris, année 1788, n°. 2") et 4' ,contient des observations surune fabrique de bouteilles, parun verrier de Sou vigny. Le vinmis dans ces bouteilles y deve-nait détestable et malfaisant.Mais quelles que soient les cau-ses du défaut dont il s’agit, il enrésulte toujours qu’il y a duchoix à faire, soit dans les bou-teilles, soit dans les verres desvitres, soit dans ceux qu’onemploie à encadrer des gra-vures. Il y en a dans la compo-sition desquels les sels, ou malcombinés, ou en trop grandequantité, attirent l’humiditéde l’air, ce qui fait qi’en cer-tains temps on voit couler la