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Tome sixième.
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effet surprenant. ( Voyez Ta-bleau magique , § VII).

§ XVII. Verre lenticulaire ,appelé par le vulgaire verreardent.

On peut voir au mot Loupe àeau, les effets de ces corps re-fringens. La Coll. Acad , part,étr., tom. VI , p. 455 , présenteaussi des résultats d’expériencesfaites en 1691 avec un verre ar-dent, par un académicien deLeipsick ; mais la lentille ducélèbre Tsc.hintausenachetéepar M. le duc d’Orléans régent,mérite que nous entrious dansquelques détails.

Cette lentille, convexe desdeux côtés, a 35 pouces de dia-mètre; elle pèse ibo livres. Ceverre est une énigme pour lesartistes. A-l - il été travaillédansdes bassins, comme les verresordinaires de lunettes? a-t-ilété jeté en moule? Ces deuxmanières ont de grandes diffi-cultés. Tschirnausen a dit, maispeut-être 11’a-t-il pas voulu ré-véler son secret, qu’il l’avaittaillé dans des bassius, et quela masse de verre dont il l’avaittiré, pesait 700 livres, ce quiserait encore une merveille dansla verrerie. Ce verre apparte-nait ci-devant à l’Acad, royaledes sciences. CJe fut avec cettelentille que M. Homberg etM. Geoffroy firent les expé-riences décrites dans la CoLect.Acad., part, franç., t. I, p. 775 ;

t. II, p. 195 , 334 , 373 .

Pour donner une idée de l’ac-tivité du foyer de la lentille deTschirnausen, nous allons eu

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rapporter les principaux effets,dont on trouve les détails dansle Journal des Savons , 1705,page 55 q de la i tc . éditiou, etp. 491 Je la 2'.

On y fond i°. les métaux ,pourvu qu’ils aient une épais-seur et une largeur convena-bles , et que tout le morceau aitété dans un degré de chaleursuffisant. 2 0 . Le fer, lorsqu’ilest mince , y rougit en un mo-ment , et est percé de trous.5 °. Les briques, l’ardoise , lapierre ponce, l’amianthe et lafayauce d’Hollande,dequelqueépaisseur qu’ils soient, rougis-sent sur le champ et se chan-gent en verre. 4 ®- Pour accélé-rer la fusiou des métaux , onprend avec succès du mâche-fer calciné; on y fait un creuxoù on met le métal , qui entreen fusion en un moment, etde-vient liquide et coulant commede l’eau. 5 °. Lorsqu’on tient lesmétaux long-temps en fusion ,ils se dissipent entièrement, ets’en vont en vapeurs , commeou le peut remarquer dans l’é-tain et le plomb. 6° Quand surdu mâche-fer préparé comme011 l’a dit, on met des morceauxde brique , de tôle , etc., toutse fond en un moment, et prendla forme de boule de verre.7 0 . Les cendres de papier, delinge , de plantes , d’herbes oude bois , s’y vitrifient sur lechamp. 8°. Le verre et le jaspese feudent et se cassent aussi-tôtpar la chaleur ; mais quand onapproche cesmatières peu à peudu foyer, elles entrent en fusion.9 0 . Quand certaines matières nese fondent pas lorsqu’elles sont