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Tome sixième.
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faire lenrcorfiie ; la chaleur, lefroid , la pluie , tout peut lesincommoder : moins leur viesera longue , moins ils serontexposés à ces événemens ; c’estce qu'a éprouvé M. Séguy,docteur - médecin de Ville-neuve-d’Agenois. L’expérienceest si simple et si facile, quetout le monde peut la répéter.

L’endroit où l’on élève lesvers à soie étant privé de lu-mière, ces insectes ne s’occupentqu’à brouter leurs feuilles; ilsne sont point incommodés parles mouches , ni distraits parJa lumière; tout le fluide ner-veux se porte à l’estomac, yfacilite l’élaboration de la nour-riture, ou hâte de huit jours letemps où ils doivent filer leurscoques, et la cueillette de lasoie se peut faire en 3 ?. jours ,sans qu’il y ait diminution surla qualité et sur la quantité,qui, l’une ell’autre , au contrai-re , augmentent. Aen juger paranalogie, nous voyons que lavolaille , que l’on tient dansl’obscurité ou que l’on prive dela vue, digère bien plus par-faitement et s’engraisse bienmieux que celle qui jouit de saliberté. Ce serait peut-être unmoyen d’obtenir une doublerécolte de soie dans la mêmeannée ; ce qui n’est pas sansexemple. (Voyez 1 e Journal dela Blanclierie , 1785, p. 45 , et1786, p. 109).

La graine ou les œufs desvers à soie doit être conservéependant l’hiveret au printempsdans un lieu frais; et dans letemps de, la couvée, ils ne doi-vent point être trop resserrés,

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ni trop échauffes; car alors siles vers viennent à bien, cescirconstances peuvent contri-buer à quelques maladies. Lachaleur convenable au ver àsoie est de i8à 22 degrés; quandla chaleur passe :>4 à 25 degrés ,le ver devient lâche, languit,se couvre de taches jaunes, etmeurt.

Le temps où l’on perd le plusde vers à soie , est clans le mo-ment où ils sont prêts à filer;au lieu de cesser de manger àl’approche de chaque mue, onleur voit un appétit vorace,ils rongent continuellement lesfeuilles, 11e s’alitent point, leurpeau devient luisante, tendre ,et crève d’elle-même; c’est cequ’on appelle les gras ou lesparcs. Lorsqu’ils sont prêts àfiler et à donner la récompensedes soins qu’on y a apportés, ilsdeviennent jaunes et périssent.Les vers, dans leur jeunesse,demandent à être tenus chau-dement; la température est de16 degrés : à mesure qu’ils de-viennent robustes, l’air leur estplus nécessaire : il ne faut pointu’ils soient trop resserrés ; leéfaut d’air renouvelé et l’hu-midité peuvent être la cause deces maladies, qui détruisentpresque des atteliers entiers.M. l’abbé de Sauvages a recon-nu , par des expériences plu-sieurs fois réitérées , qu’unmoyen certain de les guérirdans les deux espèces de ma-ladies dont on vient de parler,est de leur faire prendre desbains d’eau fraîclie.On les laisseplus ou moins long-temps dansi’eau, suivant que la maladie a