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Tome sixième.
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qui produit un effet sûr, et quia été éprouvé en présence deM. de Jussieu ( Voyez Collect.Academique , partie française ,tom. X 1 , pag. 445 , tom. XIV ,p. 5 o 6 ), dans K' cours de sesherborisations; il n'est ques-tion que de faire prendre à lapersonne mordue , le pluspromptement qu’on peut aprèsla morsure, six gouttes d’alkalivolatil , ou d’eau de luce dansun verre d’eau , et d’en frotterl’endroit de la morsure; l'eaude Luce est de l’alkali volatilmêlé avec de l’huile de succin ;on met le malade dans un litbassiné , la sueur ne taide pasà être provoqué; on réitère laprise d’alkali, et en très-peude temps l’enflure diminue ;le venin passe par la transpira-tion , et il ne reste à l’endroitde la morsure qu’une marquejaune qui disparaît au bout dequelque temps: en quelque lieuqu’ un homme soit mordu d’unevipère, on peut aller à la villelaplus prochaine chercher chezl’apothicaire de l’alkali vola-til ; le temps du voyage lais-sera bien augmenter l’enflure ;mais six ou sept heures nesauraient la rendre incurable ,et on en sera quitte pour prendrequelques doses d’alkali de plus.Nous croyons que cette décou-verte importe trop à l’huma-nité pour 11e pas contribuer àla répandre et à en faire con-naître les effets salutaires. Pourplus de sûreté, il est prudentde scarifier la plaie , et d’y ap-pliquer des linges imbibés d’eaude Luce.

Qu a’a pas toujours sous la

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main de l’eau de Luce , del’alkali volatil; et quand ludanger est pressait t, il est bon de_connaître les remèdes promptset eflicac.es qu’on peut substi-tuer pour la guérisou d’unemorsure aussi venimeuse. Voi-ci un procédé dont le succèsest attesté par des expériencesréitérées; il ne s’agit que defaire avec la pointe d'un ra-soir trois incisions de la lon-gueur d’un travers de pouce surle lieu de la morsure, et d’ap-pliquer sur la plaie du plantaià sept côtes , pilé ; on eu metl'épaisseur d’untraversde doigt,et on le couvre d’une com-presse do linge usé qu’on as-sujettit avec une bande largede trois doigts. Aussi-tôt aprèsle pansement, on fait prendreau malade un demi-gros ouenviron de poudre de vipèiedans un verre de vin: le pre-mier jour le pansement se faitde quatre heures en quatreheures, le second de six en six ,le troisième de huit en huit;rarement a-t-011 besoin d’allerjusqu’au quatrième jour; cha-que fois 011* fait prendre lamême dose de poudre devipère.

Quelqu’étranore que puisseparaître le remède suivant con-tre la morsure de la vipère, ou11e laissera pas'de le transcrireici. En Esclavonie , 011 en faitusage presque par-tout dans lescampagnes ; mais on ne l’y re-garde que comine un moyenpour arrêter les progrès du poi-son en attendant d’autres se-cours, et on n’a point éprouvéqu’il fut capable de l’extirper