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Les vis ordinaires des fortespresses étant faites à la main,c’est-à-dire avec un trait descie et des coups de ciseaux dechaque côfé du filet pour leformer, il est impossible quel’ouvrier le plus adroit n’y fassequelque faute en laissant desendroits plats et d’autres plusbombés, d’où il résulte que lespas de la vis ne posent pas tousensemble dans les filets de l’é-crou On a étéobligé,pour cetteraison, d'écarter ces filets, at-tendu que lorsqu'ils sont plusserrés, leurinégalité les faitsou-vcnt éclater. D’ailleurs, quandil est nécessaire que la pressionsoit considérable, ces filets alon-gés sont sujets à se desserrer ,ce qui exige beaucoup plus deforce pour tourner le levier :c’est pour cela qu’on a imaginéun outil qui remédie à tous cesinconvénient, au moyen duquelon donne à ces grosses vis debois le même degré de perfec-tion qui sejtrouve dans les pe-tites vis faites à la filière.
Ou trouve dans Y Art de tour-ner,yxiv le père Plumier, l’ex-plication d’unemachine inven-tée par M. Grandjean de Fou-chy, pour faire sans arbre tou-tes sortes de vis sur le tour.
La cervelle de bœuf est cequ’il y a de mieux pour grais-ser les vis des presses; pour cela,on la fait cuire dans l’eau ; en-suite on la laisse égouter; puison la pile , et on y mêle un peud’huile.
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Parmi le grand nombre domachines, dont la partie prin-cipale est une vis, la fameusevis d’Arrhimède, connue de-puis prèsdedpiix mille ans, ytient un rang distingué. Cettevis doit être considérée commeun plan incliné; en l’examinant,on y reconnaît les propriétéspropres à ce plan : on peut s’enservir fort utilement dans biendes occasions pour élever deseaux. Cette machine sim pic pro-duit des effets admirables: elleest composée d’un tube, on ca-nal creux, incliné à l'horison ,qui tourne sur deux pivots, etd’un canal ou tuyau qui l’enve-loppe : on l’incline sous un an-gle d’environ quarante-cinq de-grés. L’orifice de la partie bassedu canal creux, ou de la vis,est plongé dans l’eau. Lorsquepar le moyen d’une manivelleon fait tourner la vis , l’eaus’élève dans le tube spiral, etvient se décharger au haut; parle moyen de cette ingénieusemàrhine, l’eau monte en vertude la même force qui, ordinai-rement, la fait descendre, c’est-à-dire la pesanteur ; lorsque duliant de la vis d’Archimède onlaisse couler une bille, elle des-cend jusqu’en bas par son pro-pre poids; mais si avec une ma-nivelle on tourne la vis, il seforme à chaque instant un nou-veau plan incliné, le long du-quel remonte la bille , en trou-vant toujours une nouvelle chu-te , et suivant les loix de la pe-santeur; c’est de celte manière