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Poinsinet de Sivry, p. 49 °>l’idée d’une bi^rote ( voiture àdeux roues) , qui ne va pastout-à-fait toute seule , maisqui consiste simplement dansun siège suspendu entre les deuxroues, et dans laquelle re siège,qui fait partie inférieure del’essieu ou de la traverse com-mune des deux roues, est l’unï-ue mobile qu’emploie le coll-ecteur pour les faire rouler.C’est en déplaçant le centrede gravité que s’opère cet ef-fet. Le conducteur ou agentqui déplace ce centre de gra-vité peut être un enfant.
Voilà plusieurs exemples devoitures qui roulent toutes seu-les. Il ne paraissait pas sansdoute plus difficile de faire uncheval qui, par des moyensmécaniques, marchât tout seul.Le Journal des Savons, 1680,p. 12 de la 1”. édit., et p 9 dela seconde, a annoncé une ma-chine d’airain ayant la formed’un cheval, et qui pouvaitfaire huit lieues dans un jouren rase campagne : cette ma-chine était de l’ihvention deM.Ileyselius, mécanicien saxon.
§ X. Voitures de carton.
M. de Montfort, ancien of-ficier d’artillerie, voyageant enAfrique et rencontrant des che-mins difficiles , imagina unevoilure de carton que ses do-mestique^ pussent facilementenlever et transporter. Le car-ton n’était pas plus flexible quele bois , et en avait la solidité ;sou épaisseur était de deux li-gues. Couvert d’un vernis, il
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ne craignait ni l’eau, ni l’hu-midité; toute sa force et sonimpassibilité consistaient dansla préparation de la colle dont ilse servait pour construire lavoiture; il était susceptibled’être ferré, et prenait toutes lesformes qu’on voulait lui don-ner. Les brancards et les trainssans fer, étaient un amalgame denerfs de bœufavec le bois, quin’en faisait qu’un seul corpsélastique et léger.
De ce même carton, M. deMontfort en Taisait aussi descabinets, des salons portatifs,des meubles d’appartement ,des vases, des bateaux, desgondoles, des baignoirs. (Jour-nal de Paris, du 20 juin 1778.Voyez Carton-pierre.. )
§ XI. Voiture'à plusieursfins.
On trouve dans le Journal dela Blancherie, 1780, p. 208, ladescription d’un projet de voi-lure de voyage, par M. l’abbéde Sainte,,. cette voiture à 2personnes pouvait égalementservir de voiture de ville.
On en dételait subitementles chevaux en casffie danger,au moyen d’un cordon qu’ontirait du dedans de la voiture;on faisait sortir ainsi une che-ville qui tenait à un clou au-quel étaient affermis et le ti-mon et la volière, et l’on sépa-rait ces deux parties de l’avant-train d’avec les chevaux.
La caisse se déployait, de fa-çon qu’on pouvait y couchertout ae son long.
Les sièges pouvaient être ôtéset servir de fauteuils.
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