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quai de la Vallée, pour nourrirles pigeons.
Lorsqu’on veut engraisser lavotaisse en huit jours, la pâtedoit être composée de farined’orge bien line, délayée dansdu lait bien chaud ou bouilli ,jusqu’à ce qu’elle deviennecomme de la crème nouvelle ,afin que rien ne bouche le tuyau.Si l’on veut mettre plus de tempsà engraisser, il faut couper lelait avec de l’eau chaude, etlaver en tout temps la machineavec de l’eau chaude.
§ IV. Poux des oies et autresvolailles.
Les Annonces deLeipsick fontmention que les pluies des moisde juillet et d’aoùt 1771 ayautfavorisé la multiplication desinsectes , les productions deschamps, les animaux même, etparticulièrement les oies, enfurent attaquées; il mourut ungrand nombre de ces oiseaux,sur-tout vers le temps où ou lesplume , sans que l’on pût soup-çonner leur maladie. Un éco-nome expérimenté visita sesoies avec une attention par-ticulière, et leur trouva le colchargé d’une espèce de poux,différente de celle qui s’attacheordinairement à cette volaille :iustruitqu’on avait quelquefoisdélivré les chevaux de petitsinsectes qui les rongent avec dumercure et de la graisse liqui-de, il tenta de sauver ses oiesparce moyen; il mêla du mer-cure, de la grosseur d’un pois ,avec de la graisse de porc, et iien fit frotter les oies touraten-
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tées par cette vermine : ce re-mède fut efficace pour tontes,ce qui porta ceux qui avaientété témoins de cette cure sin-gulière, à recourir au mêmeremède , qui leur réussit beau-coup mieuxque tous ceux qu’ilsavaient tentés jusqu’à présent ,tel que celui de frotter avec del’huile les oreilles des oies,préservatif d'ailleurs excellentcontre d’autres espèces d’in-sectes
VOLANTS, espèce de bat-leaux. (Voyez Canots).
VOLCAN. Le moyen le plussûr de connaître les phénomè-nes de la nature, s’il pouvaitêtre employé souvent, ce se-rait de contrefaire scs procé-dés , et d’en donner, pour ainsidire, des représentations, enfaisant produire des ellVts sem-blables à des causes que l’onconnaîtrait et que l’on mettraiteu action. C’est ainsi que Lé-mery parvint à donner une idéesensible et une vraie représenta-tion de la production des vol-cans. Ayant enfoui en terre,dans uu pot, à un pied de pro-fondeur pendant l'été, 5 o livresd’un mélange de parties égalesde limaille de fer et de soufrepulvérisé, réduit en pâte, avecune suffisante quantité d’eau,au bout de huit ou neuf heuresla terre se gonfla et s’entr'ou-vrit en quelques endroits ; il eusortit des vapeurs sulfureuseset chaudes, ensuite des flam-mes. Il est aisé de comprendrequ’une plus grande quantité defer et de soufre mélangés, miseà une plus grande profondeuren terre , était tout ce qui man-