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Monumens des arts libéraux, mécaniques et industriels de la France, depuis les gaulois jusqu'au règne de François Ier : 45 planches, contenant plus de 800 sujets, dessinés et gravés au trait par les plus habiles artistes en ce genre : présentant une suite non interrompue de monumens d'architecture, de sculpture et de peinture; de monnaies, médailles, meubles, armes et armures; costumes civils, religieux et militaires; machines, inventions utiles, etc., etc. ... / par ... Alexandre Lenoir
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DES MONUMENS DE LA FRANCE .

tics, parce qu’elles se suivent, et tous les autres tableaux forment celle deJoseph. Nous commencerons par celle-ci : Fig. 1. Joseph raconte à ses frèresles songes qu’il a eus. Au-dessus sont les troupeaux de la famille de Jacob.2. Les frères de Joseph délibèrent entr’eux s’ils doivent le tuer ou le jeterdans une citerne. Au-dessus sont les troupeaux que l’on a précédemmentvus. 5. D’après le conseil de Juda, Joseph est retiré de la citerne pour êtrevendu. 4- U es marchands madianites qui ont acheté Joseph en donnent leprix à ses frères. 5. Les madianites dépouillent Joseph et le lient pour lemener en esclavage. 6. Sujet intercallé et inconnu. Dans les parties circu-laires de chaque tableau , on a figuré alternativement un lion et un paon.

Portion supérieure de la gravure. Fig. 7. Jacob reconnaît la robe deJoseph que lui montrent ses frères, qui lui disent qu’il a été dévoré par lesbêtes féroces. 8. Joseph vendu comme esclave à un des officiers de Putiphar .9. Joseph est présenté à Putiphar , qui en fait l’acquisition. 10. La femme dePutiphar retient le manteau de Joseph, qui s’est refusé à ses désirs. 11. Jo-seph est accusé par la femme de Putiphar. 12. Joseph paraît devant Puti-phar , qui le fait mettre en prison. Les cintres sont ornés de divers combatsd’animaux.

Dans la partie pyramidale du coffre, l’histoire de Joseph se continue.Fig. i3. Joseph, étant en prison, explique les songes de lechanson et dupanetier du roi. 14. Un bourreau tire le panetier de la prison pour le con-duire au supplice, ainsi que Joseph le lui a prédit. i5. Le Pharaon régnant,couché dans son lit, voit en songe sept vaches maigres qui dévorent septvaches grasses. 16. Joseph, mandé par le roi, est délivré de prison : on luiôte ses fers. 17. Le roi, charmé de l’explication que Joseph lui donne dessonges qui le troublaient, le nomme premier ministre , lui donne une robe defin lin, le fait triompher dans son char, et le fait reconnaître par son peuple.18. Une grande famine ayant amené la famille de Jacob en Égypte, Joseph se fait reconnaître par ses frères. 19. Joseph , monté dans un char, à la têted’un nombre d’Égyptiens, va au-devant de Jacob. 20. Joseph descend duchar et embrasse son père. 21. Joseph réunit sa famille dans un festin pourrendre grâce à Dieu . 22. Jacob, retiré dans la terre de Gésen , que le roid’Égypte avait donné à son fils, voit avec satisfaction Joseph qui entre danssa maison pour demeurer avec lui. 2 5. Enfin Joseph , après avoir rendu lesdevoirs de la sépulture à son père, vécut 110 ans dans la terre de Gésen.24. Sentant lui-même sa fin arriver, il fait promettre à sa famille et à sesnombreux descendans de transporter ses os dans la terre promise.

L histoire abregee de David, que 1 on a figuré ici, est divisée en douze su-jets; elle forme la première frise des deux parties gravées du coffre, en leprenant par sa base. Fig. 25. David étouffe un loup qui est entré dans sabergerie. 26. David, avec sa massue, va tuer un ours , et il étrangle un lion.

Ce sujet est d’invention. 27. Samuel ne reconnaissant ' pas celui que le Sei-gneur lui a ordonné de sacrer, Isaïe lui fait signe qu’il va chercher son plusjeune fils. 28. Samuel sacre David, qu’il a reconnu pour être l’élu de Dieu . 29.Saül envoie chercher David , qui faisait paître son troupeau. 3o. Saül nommeDavid son principal officier, et lui en remet le titre. David paraît cuirasséet armé.

La suite compose la frise inférieure de la partie supérieure de la gravure.Fig. 3i. Samuel présente David à Saül, qui est sur son trône. 32. David, étantdans le camp des Philistins, se prépare à combattre le géant Goliath. Au-dessus on voit le géant vaincu, dépouillé de ses vêtemens, auquel Davidcoupe la tête. 53. David, à cheval, porte en triomphe la tête de Goliath.

04. Jalousie et colère de Saül contre David. David échappe aux coups du roi,s’enfuit et se caplie dans une caverne. 55. Saül étant entré dans la caverneDavid, qu’il ne voit point, lui coupe une portion de son manteau. 36. Saül sort de la caverne et monte à cheval ; David, qui est sur le haut de la mon-tagne , lui montre le pan de son manteau, pour l’avertir qu’il pouvait letuer, mais qu’il a respecté ses jours. Ainsi se termine l’histoire de Davidqui se trouve représentée de diverses manières sur les monumens chrétiens 5

PLANCHE XXX.

Les deux autres portraits peints de saint Louis sont également à la biblio-thèque du Roi. Saint Louis est vêtu de la simarre fourrée, d’un pourpointplus ou moins décolté, qui laisse apercevoir la haut de la chemise ; sa têteest couverte d’un bonpet ou chapel. Les chapels, ou chapeaux , étaient faitsalors d’étoffes différentes et de diverses couleurs, doublés de fourrures, enri-chis d’or, d’un panache, et de pierreries.

Marguerite de Provence. Saint Louis en habit civil. Ce portrait peint deMarguerite de Provence nous fait voir le costume que cette reine portaitdans les grandes cérémonies. Sa coiffure a quelque chose de bizarre, qu’onne peut attribuer qu’à un caprice de la mode, puisqu’il ne se trouve pasailleurs. Elle est fort elevee; les cheveux, comme roulés autour de la tête,et retenus par des cordonnets de soie, sont enveloppés dans un voile qui estnoué dessous le menton. La couronne est placée au sommet de la coiffure ;elle est d’or; les bandes sont bleues et le voile est blanc.

Le portrait en pied et en habit civil de saint Louis est celui qu il portaitdans l'intérieur de son palais. Il est figuré ici se disposant à partir pour lachasse; de la main droite il tient un faucon casqué, et de l’autre une baguettequi sert à conduire le départ de l’oiseau.

Blanche, Jean et Louis, fils et fille de saint Louis. La jeune princesseet les deux princes, ses frères , ont été dessinés d’après leurs tombeaux,dans l’abbaye de Royaumont. Blanche, née en 12/jo, est vêtue d’une robelongue fleurdelysée : elle est coiffée du bandeau royal et d’un voile qui luitombe sur les épaules. Jean, mort en bas âge, en 1248 , tient un oiseau sur lepoing gauche, et un gand de la main droite. Sa robe, bleue, est semée defleurs de lys d’or et ouverte par devant. Louis est vêtu d’une tunique sem-blable à celle de son frère, mais elle est fermée par devant.

Un fils de saint Louis allant a la chasse. Cette peinture est tiréed’un manuscrit de la Bibliothèque du Roi. ( Recueil des anciens poètes ,n°. 7266.) Le jeune prince, figuré à cheval au moment où il lance le faucon,est accompagné de son écuyer , qui est aussi à cheval. Il porte une cou-ronne d’or sqr la tête ; sa tunique , longue, est verte , et ses gants sontblancs.

Le massacre des Innocens. Ce groupe, remarquable pour les expressionset les attitudes des personnages, est un fragment du principal bas-reliefdu portail de Notre-Dame de Paris, côté du nord et du cloître. (Voyezplanche XXVI. )

Archers. Ces différentes figures, copiées d’un manuscrit de la Bibliothèqueroyale, sont armées d’arcs, de flèches, de lances et de l’épée; elles portentdes casques et des vêtemens de différentes formes. L’une d’elles fait voir queles militaires portaient alors les flèches suspendues à la ceinture par une

courroie. Plusieurs sont armés d’arbalètes, dont on se servit encore bienlong-temps après.

PLANCHE XXXI.

J- ni.11 J. O JA-*-* 1

noueux peintures sur verre

qu, ornaient la parte de 1 egli* de Saint-Denis, bâtie par Suger , rappellent tedessins et les compositions grecques du Bas-Empire. La première figure unarabesque blanc sur un fond bleu, relevé par des ombres et un trait vkou-reur. La seconde représente l'arbre généalogique de fessé, dont les figur ssont perchées sur des branches fantastiques imitant les enroule,nensdCarabesque. Elles datent du temps de l’abbé Suger .

Saint-Denis remet l’oriflaa™tj a ht

A Henri de Mez. Cette autre peinture sur

verre, tiree de la cathédrale de Chartres, représente Henri, sefgneur d’Ar-

8 eD G , 6 ? Z ’ eva ^ cr 5 maréchal de France , recevant l’oriflamme

en 126a, des mains d un évêque, dans l’église Saint-Denis.

Saint Louis. Marguerite de Provence . Ces deux statues, en pied, re-marquables par l’exactitude des traits des personnages qu elles représentent,sont en pierre. Saint Louis est couronné et vêtu d une longue robe et de sonmanteau par-dessus cette robe. Marguerite porte le surcot, espèce de vête-ment que les femmes ornaient et variaient à volonté. Les cheveux de la reine,divisés en deux parties égales , et tressés dans toute leur longueur, sont en-fermés dans un réseau d’or. La s’eulpture de ces deux statues est très-remar-quable : elles ornaient le portail de l’ancienne église de l’hôpital des Quinze-Vingts, et sont maintenant à Saint-Denis , dans la chapelle Saint-Louis .

Saint Louis sur son trône. Portraits de saint Louis. Ces différons portraitsde saint Louis sont conservés à la Bibliothèque Royale. Le vêtement du pre-mier portrait se compose du manteau royal et de deux tuniques. Le man-teau est bleu, chargé d’ornemens en or, et doublé dheimine; il est retenusur l’épaule droite par une pierre précieuse. La tunique de dessus est bleue,avec des ornemens en or. La deuxieme tunique est rose, avec des ornemensblancs. La couronne est d’or, ornée de pierreries ; le trône et le sceptre sontaussi en or.

IP Jtlas. — Monumens.

OUI n-,ie — --UA.U1UIC UC ^1101’-

tres. Pierre de Courtenay, seigneur de Conches, Méhun, Selles , et Château-Renard, est représenté à cheval, et armé de pied en cap, tenant d’une mainl’oriflamme, et de l’autre son écu flanqué de scs armes. Il suivit saint Louisdans le voyage de la Terre-Sainte, en 1249, et mourut en Égypte à la suitede la bataille de la Massoure, qui eut lieu le 8 février i25o.

Sacre de saint Louis. Ce dessin du sacre de saint Louis, que l’on conserveà la bibliothèque du Roi, a été fait d’après une ancienne peinture sur verrequi était dans l’église de l’abbaye de Poissy. Saint Louis fut sacré à Reims lei or . décembre 1226, par Jacques de Bazoches, évêque de Soissons , l’un dessuffragans ( le siège de Reims était vacant ), en présence de Pierre de Dreux ,prince du sang; de Mathieu de Montmorency, connétable de France , et deRomain Bonaventure, cardinal légat. Le roi, vêtu de ses habits royaux, ayantla couronne sur la tête , et assis sur son trône, tient d’une main le sceptreet de l’autre la main de justice. Au bas du tableau on lisait ce qui suit :L'an de grâce mil deux cent vingt-six, fut oingt et sacré monseigneursaint Loys, dans l’église Notre-Dame de Rheims, par très-révérend

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