à pet-en-gueule. Fig. L\. Tête d’un monstre fantastique. Fig. 5. Femme folleayant un pannier an bras. Fig. 6. Fou, espèce de gourmand, tenant d’unemain une andouille, et de l’autre un morceau de boudin. Fig. 7. Autre foudans une posture indécente. Fig. 8. Troisième fou, tenant à sa main unemarotte. Fig. 9. Une femme lubrique qui se laisse caresser par un hommedéguisé et masqué. Fig. 10. Un gros moine soufflant dans un cornet de va-cher. Fig. 11 , 12 ut 13. Un chasseur qui tient ses chiens en lesse pendantque le cerf est aux abois. Fig. 14 et i5. Deux amours appuyés sur des armu-res. Fig. 16. Caricature du dieu Pan. Fig. 17 et 18. Bustes du roi et de lareine alors régnans. Fig. j 9. Deux personnages grotesques jouant ensemble.Fig. ao. Une tête chimérique. Fig. 21. Un chat couché. Fig. 22. Un guerrierarmé d’un sabre et d’un bouclier, dans l’action de combattre. Fig. 25. Un fouen habit de guerre, tenant d’une main une palme, et de l’autre un casquequi a la forme d’un bonnet. Fig. Un homme portant une branche d’arbre.Fig. 25, 26, 27 et 28. Une chasse au sanglier. Fig. 29. Un joueur de corne-muse. Fig. 3o. Un gros moine enjouecaressant une femme nue. Fig. 5i. Autrejoueur de cornemuse. Fig. 52 et 55. Deux singes dos à dos. Fig. 54- Vénussortant des ondes ; d’une main elle tient un peigne, et de l’autre un miroir.Fig. 55. Le dieu Mars sous la figure d’un triton, se présentant à la déessedes amours. Fig. 56. Castor et Pollux dans le vaisseau Argo. On observeraque tous les sujets que l’on voit ici sont caricaturés.
Acteur de la fête des Fous . Cette grotesque figure représente un per-sonnage déguisé, ayant le caractère d’un fou qui joue de la cornemuse (1).
PLANCHE XXXIX.
Tournois 3 d’apres une ancienne peinture. L’institution des tournoisest très-ancienne. Selon les uns, elle aurait été inventée par Manuel Comnène ,empereur de Constantinople , qui fut couronné en 114-3; selon d’autres, elleserait de l’invention de Geoffroy de Preuilly, en 1066; mais il paraît que cebaron ne fit que renouveler les réglemens de ceL exercice, en y introduisantde nouvelles manœuvres ; ainsi il serait encore plus ancien. ( Voy. Mœurs etcoût, des Franc ., par l’abbé Legendre. )
Cette peinture curieuse est bien propre à donner une idée des anciensexercices militaires connus sous le nom de tournois ; elle représente celuiqui fut donné à Paris , dans le faubourg Saint-Antoine, le 6 juillet 1484 , àl’occasion du couronnement du roi Charles VIII . Les dispositions du champde bataille, celle des échafauds tout autour, pour recevoir les spectateurs etla tribune royale, où fut placé le roi et madame de Beaujeu , sa sœur ,et les dames de la cour, y sont dessinés suivant l’ordre voulu par les ré-glemens.
Dans l’enceinte on voit les chevaliers admis au combat, qui sont armés depied en cap, la lance au poing, le heaume sur la tête, la visière baissée, avecleurs cottes d’armes richement armoriées, et leurs chevaux caparaçonnés develours et de taffetas. Les principaux étendards sont aux armes de France etde Bretagne .
Le duc d’Orléans (depuis Louis XII ) , que l’on voit dans l’arène, y parutmagnifiquement paré et sur un cheval richement harnaché. Il y rompitsept lances avec une grâce admirable. Le roi, que son âge retenait parmi lesspectateurs, vit avec plaisir la force et l’adresse de son cousin. Les hérautsd’armes et les gardes chargés de maintenir l’ordre circulent autour des bar-rières et dans la même enceinte. La musique tient la droite et la gauche.
L’usage des tournois cessa en 155g. Le dernier fut celui où Montgomeriblessa mortellement le roi Henri IL 11 fut donné le 5o juin, rue Saint-Antoine, à l’occasion des noces de ses deux filles , Élisabeth et Marguerite.
Sacre de Jeanne de Bourbon et de Charles F ". Ces deux tableaux sonttirés d’un manuscrit de la bibliothèque des Célestinsde Paris. Charles V avaitfondé ce monastère. .
Le premier tableau représente le sacre de la reine Jeanne de Bourbon ,femme du même Charles V ; elle est à genoux devant 1 évêque, qui fait Fonc-tion et lui pose le saint crème sur la poitrine. Les douze pairs ecclésias-tiques du royaume sont debout derrière 1 évêque officiant, et der-rière la reine on voit quatre princesses de sa cour qui sont aussi de-bout.
Le second tableau représente le sacre de Charles V . Le roi est â genoux surun coussin fleurdelysé , devant l’archevêque de Reims , Jean de Craon, quilui fait l’onction sur la poitrine. Les douze pairs de France laïcs assistent àcette cérémonie, et prêtent en même temps le serment de fidélité au roi.Les pairs ecclésiastiques sont couverts de leur mître , tandis que les pairsséculiers ont la tête nue. Selon la mode du temps , ceux-ci ont pour vête-ment une espèce de veste courte qui est frangée par le bas.
Entrevue du roi Charles V et de Charles IV , empereur. Cette pein-ture est également tirée d’un ancien manuscrit. Au bas du sujet, on lit ce quisuit : La venue de l’empereur Charles en France , et sa réception par leroi Charles-Quint .
Vers la fin de l’an 1577, l’empereur Charles IV partit d’Allemagne avec
( 1 ) On a cru devoir faire graver cette figure pour donner à nos lecteurs une idée ducostume singulier que prenaient quelques acteurs de cette fête extravagante. Elle est enbronze, et lait partie des antiquités de mon cabinet ; elle avait appartenu avant à feumon ami M. Van Boom.
son fils Venceslas, roi des Romains, pour venir en France. Il arriva à Saint-Denis le 4 janvier 1678. Le roi Charles se rendit au village de la Chapelle pourle recevoir, et, comme le tableau l’indique, l’enlrevue se fit auprès d’unmoulin.
L’empereur est monté sur un cheval noir, ainsi que son fils. Le roi deFrance monte un cheval blanc, selon l’usage. Le cheval blanc est une mar-que de la souveraineté , tandis que le cheval noir indique que les deuxprinces allemands nen avaient aucune en France. Charles V , â cet effet,leur avait envoyé les deux plus beaux chevaux noirs qu’il y eût dans sesharas.
Monnaies du roi Jean. Le roi Jean fit frapper plusieurs monnaies nou-velles en or, en argent et en billon. Celles en or qui ont eu cours pendantson règne , sont : l’escu, le royal, au nombre de deux ; la fleur de lys, lemouton ou agnel 3 et le franc. On fit aussi des demi-moutons en argent; legros tournois, au nombre de quatre, à des types différens ; en billon, lesgros blancs ou la couronne, au nombre de six, à des types différens; les grosblancs aux fleurs de lys, au nombre de quatre ; le même â l’étoile , aunombre de deux, et le gros tournois ordinaire; les doubles parisis, au nombrede quatre; les doubles tournois , au même nombre; le denier parisis, ledenier tournois et l’obole. Les monnaies du roi Jean sont, en général, très-ornées et agréables à l’œil : nous n’avons dû faire graver que celles qui ne setrouvent pas dans les règnes précédens.
Fig. 1. Le 20 août i55i , dit Le Blanc, on fit une nouvelle monnaie quiétait d’or fin et de cinquante au marc : on lui donna le nom de denier d’oraux fleurs de lys 3 ou simplement de florin d’or.
Fig. 2. Gros blanc ou grand blanc 3 dont le roi fit faire une grande quan-tité à des types différens, ordonna aussi qu’il serait fait des demi-blancs ; etlorsqu’il eut institué l’ordre de l’étoile, on ajouta une étoile au revers de lapièce, et on donna à cette monnaie le nom de gros et dè petit blanc àl’étoile.
Fig. 5 . Le franc d’or qui se voit ici fut frappé l’an i56o , au retour duvoyage du roi en Angleterre : on nomma aussi celte monnaie franc d cheval.
( Voy. ce que nous en avons dit sous les règnes précédens. )
Fig. Gros blanc à l’étoile. Fig. 5. Gros blanc à la fleur de lys. Fig. 6.Double tournois. Fig. 7. Double parisis.
PLANCHE XL.
Couronnement du roi Charles V et de la reine sa femme. Peinturetirée d’un des manuscrits de Froissart , de la bibliothèque du roi. Pour biencomprendre le sujet représenté , il convient de diviser le tableau en deuxactions, c’est-à-dire qu’il faut voir d’abord ce qui est figuré à gauche ,hors de l’église , et ensuite ce qui se passe dans l’intérieur de la mêmeéglise.
On verra premièrement le roi et la reine sous un dais , porté par quatregentilshommes de sa cour , suivre la procession , qui le conduit à l’églisecathédrale de Reims . Le porte-croix, celui qui tient le bénitier , et leschantres , sont à la tête : les chanoines, l’aumusse sur le bras , les suivent.
L’intérieur de l’église forme la seconde partie du tableau. Jean de Craon ,archevêque de Reims , fit les cérémonies des sacres et couronnemens deCharles et de la reine Jeanne de Bourbon , son épouse, le 19 mai 1564- Le roiet la reine sont assis au pied du grand autel, et l’archevêque lui pose la cou-ronne sur la tête. Les évêques de Beauvais, de Laon, de Langrcs et de Noyon ,pairs ecclésiastiques, les ducs d’Anjou et de Bourgogne , assistent aussi à cetteauguste cérémonie. Derrière l’évêque , qui lit les oraisons, 011 voit Margueritede Flandres , comtesse d’Artois , qui ^ en cette qualité, remplissant la fonctionde pair de France, avait porté la couronne du nouveau roi. Dans le fond duchœur sont le roi de Chypre , les ducs de Luxembourg, de Brabant, de Lor-raine et de Bar, les princes et les seigneurs français , qui, par leur présence,contribuèrent à la magnificence de cette fête.
Ces peintures antiques, en faisant voir les sujets les plus intéressans denotre histoire sous chaque règne, ont aussi l’avantage de reproduire les costumesqui étaient de mode,
Statues de Charles V et de Jeanne de Bourbon 3 sa femme. Ces deuxstatues , très-bien sculptées en pierre, faisaient l’ornement du portail de l’é-glise des Célestins, dont Charles Y fut le fondateur. C’est en cette qualité quele roi tient sur son bras gauche le modèle de 1 église, et son sceptre de la maindroite.
Duguesclin. Statue en pied du connétable Bertrand Duguesclin , l’ennemile plus redoutable des Anglais , tel qu’il est figuré en marbre sur son tom-beau , que Charles Y fit faire à Saint-Denis , en reconnaissance des servicesqu’il avait rendus à la France . Il est debout et vêtu d’une armure complète ;sa tunique en mailles'ne passe pas les genoux, et sa cotte d’armes est mise par-dessus. L’épée du connétable est attachée à un ceinturon , et son bouclier ,qui porte ses armes, à un baudrier large et orné de petites rosaces. Du-guesclin mourut en 158o, et lut enterré à Saint-Denis par ordre du roi.
Olivier de Clisson. Cette peinture, conservée à Rennes en Bretagne , re-présente Olivier de Clisson debout, appuyé sur son épée et armé de toutes