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ces animaux gardent-ils exacte-ment la première de ces deuxloix, ou plutôt, ne íont-ils pasaussi indisterens que nous àparcourir une ligne courbe ouune ligne droite ?
Ils ne font pas plus fidèles à laseconde loi. Un chien, au pre-mier ligne de ion maître, courtavec impétuosité vers 1 endroitqu on lui indique ; le mêmeligne l'arrête dans ía course ,quelque rapide quelle soit; jele demande encore ; y a-tilquelque proportion entre lacause ôc l'eíFct, entre le chan-gement de mouvement Sc laforce motrice qui l’a occasion-né ; ôc n’est-on pas obligé deconvenir que les animaux negardent pas dans leurs mouve-mens les loix de la méchani-que ?
Corollaire. Les animaux nefont pas de pures machines ;pourquoi ? parcc qu’une machi-ne diipenséc des loix de la mé-dian! que est une chimère.
Seconde Quefìion. Les ani-maux ont ils de la connois-sance ?
Réponse. Pour démontrer queles animaux ont de la connois-sance , je vais apporter en preu-ve quelques histoires que Mr.le Cardinal de Polignac, toutattaché qu il est au sentimentdes Cartésiens , a rapportées
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dans le livre sixième de sonAntilucréce. Voici commentparle son incomparable Tra-ducteur. Un aigle traversoit lesairs ; un milan le voit, l’atta-que Sc le harcèle en lui por-tant des coups redoublés. Peutouché de l’attentat d’un vil su-jet, le roi des oiíeaux ne s’enapperçoit pas même ôc conti-nue ía route. A son retour letéméraire milan revient à lacharge ; il lui arrache une plu-me ; 6c fier de cette dépouilleil la porte dans son bec com-me un trophée. L’aigle irritéle saisit, Se lui faisant grâce dela vie j il le 1 aille sans plumefur un rocher. Que fera-t’il encet état ? il rougit de survivreà sa défaite, - cependant sa cou-rageuse fierté ne le quitte pasencore. Nud , transi de froid,se défendant à peine contre lafaim, il sonee à se vcnsrer. Cet
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elpoir anime Se repaît ía co-lère ; nourri de vcrmiílèaux ,il attend avec impatience queses forces 6c ses plumes te-naillent. Ce jour arrive enfin.11 prend l’esior, plein du pro-jet d’employer contre un enne-mi trop redoutable , íi non laforce, au moins l’artisicc. Unpont de bois miné par le chocdes eaux Sc par les années s’of-fre à ses regards , 6c dans lemilieu il apperçoit une o u ver-