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en gros quelles font les figu-res que l’on peut y tracer. Dansce métier , comme dans pres-que tous les autres , la théoriene suffit pas ; il faut beaucoupd’expérience ; les plus íçavansGéomètres ne íont pas tou-jours les meilleurs Arpenteurs.
ARRIAGA ( Rodcric de )Philosophe Espagnol naquit àLucron le 17 Janvier 1591. IIentra dans la Compagnie deJésus le 17 Septembre 1606 àl’âge de 14 ans Sc quelques mois.II le distingua dans cette Com-pagnie par un goût décidé pourles hautes sciences. Dans soncours de Philosophie qu’il pu-blia en un volume in-folio , iltraite à la manière Sc avec pres-que tous les défauts des An-ciens une foule de questions dePhysique. Ses six premières dis-putes íont fur les principes descorps ; les 5 suivantes, fur Içscauses ; la 1 z e . dispute roulesur le mouvement Sc le reposla 13 e . fur i’infini ; la 14 e . furle lieu Sc fur !e vuide dont ilne nie pas la possibilité , Scdont il combat l’existence pardes argumens très-foibles ; fa15 e . dispute est sur le tems ;la 16 e . fur le continu ; la 17 e .fur la création du monde ; la18 e . fur les corps célestes, Sc la19 e . fur plusieurs qualités descorps. Malgré les ténèbres dont
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ëtoit alors obscurcie la Philoso-phie , le Pere Arriaga proposaîur la raréfaction Sc sur la con-densation des corps un fistêmçtrès physique. II donne pourcause de la première , l’intro-ductiondc certains corpusculesétrangers dans lç corps qui oc-cupe un plus grand espace qu’au-paravant , Sc il assigne l'expul-sion de ces mêmes corpusculespour la cause de la seconde.Voici comment il s’expliquepage 582. Dicendum ergo rarc-fkclionem feri 3 per introduc-tionem aliquorum corpusculorumaeris aut aliorum ; ratione au-tan illorum corpusculorum ma-<jorem occupari locum a corporcraro quam antea : in condenfa-tione vcr'o foras expelli ejusmodi corpufcula , ideòque mi-norem locum occupari. INI ous de-vons encore à Arriaga une dé-couverte que nous regardonscomme une des principalespreuves du si sterne de \ attrac-tion. II soutint que les corpsgraves de quelque maílè Sc dequelque figure qu’ils luisent ,dévoient tomber sur la terreavec la même vîtesie , pourvuqu’ils se trcuvaílènt à égaledistance de la terre, Sc il prou-va son sentiment par un grandnombre d’expériences rappor-tées dans le chapitre qu’il a in-titulé , omnia grayia tqualiter