181 A U Rla Terre ; donc la matière desaurores boréales tombant dansl’Athmoíphérc terrestre , doitpénétrer plus difficilement lapartie de cette Athmofphérequi répond à la zone torride,qu’ellc ne pénétre la partie quirépond aux zones glaciales ;donc elle doit être rejettéevers les pôles ; donc ce phé-nomène doit être boréal pourles habitans des pays septen-trionaux , Sc austral pour leshabitans des pays méridio-naux.
Demande-t-on pourquoi lemilieu de l’aurorc boréale nerépond jamais exactement au-dessous du pôle ; Sc pourquoitoute la masse décline ordi-nairement de io à 12 degrésvers le couchant ? L’on doit ré-pondre que le couchant étant,à la tin du jour, la dernière por-tion de notre athmofphére quia rencontré l’Athmofphére so-laire Sc qui s’est imprégnée dela matière qui la compose , iln’est pas extraordinaire quecette matière fe trouve en plusgrande quantité vers l’occi-dent , &c que par conséquentl’aurore boréale dont elle est lacaule Physique, ait coutumede décliner de ce côté-là.
Demande - t-on d’où vien-nent ces colonnes de feu ; cesjets de lumière , ces éclairs ,
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ces vibrations , ces ondulationsque l'on remarque dans les au-rores boréales ? L’on peut as-surer que la matière de l’Ath-mofphére solaire ,' tombanttantôt en colonnes , tantôt enpelotons , tantôt en traînées,en un mot tombant en centmanières différentes dans l’Ath-mosphère terrestre , y causetous ces phénomènes capablesd’effrayer les períonnes quin’ont aucune idée de Physique.
Demande-t-on d’où vientla couronne lumineuse que l’onapperçoit près du zénith dansles grandes aurores boréales ?L’on peut dire que ce n’est-làqu’un objet purement optique.En effet imaginons-nous lamatière du phénomène tom-bant dans notre Athmolphéreen forme de colonnes perpen-diculaires à la surface de la Ter-re ; si ces colonnes stmt engrand nombre , elles produi-ront dans l’œil du spectateurl’apparencc d’une couronne pla-cée près du zénith. Cette cou-ronne nous paroîtra perma-nente , parce qu’aux premiè-res colonnes poussées vers lespôles par le mouvement diur-ne de la terre, il en succédéd’autres qui tombent perpen-diculairement dans l’Athmof-phére terrestre.
Demande-t-on s’il est dé-montré