i^o A U Rcontrer vers le point du Cielle plus élevé, & environ le mi-lieu des nuits il s’élevoit duSeptentrion des clartés de feuxou des colonnes ardentes, qui,en fe répandant, voltigeoientpar l’air.
Année 1116.
Lycosthéne nous parle enco-re de l’aurore boréale de Tan-née 1116, comme d’une arméede feu qui fut vue vers le Sep-tentrion , Lc qui ensuite fe ré-pandit par tout le Ciel pen-dant une grande partie de lanuit.
Année n/7-
Même apparence , au rap-port de Lycosthéne.
Année 15 j 2.
Même signe , au rapport dumême Auteur.
Année 14.61.
La chronique de Louis XIrapporte un phénomène noc-turne arrivé le 23 Juillet deTannée 1461 qui n’est autrequ’une aurore boréale. 4 ansaprès, un phénomène sembla-ble fit tourner la cervelle àun Parisien, apparemment trèspeu versé dans TAstronomie &Cdans la Physique.
Année 1/2.7.
Rocquenbac , Lycosthéne ,Lavater & plusieurs autres Co-métographes racontent qu’enTannée 1527 Ton vit dans le
A U R
Ciel des épées íanglantes , deslances , des viíages d’hom-mes , des Têtes tranchées ,hi-deuíes par les barbes horri-bles êc les cheveux dont ellesétoient hérissées , & cent au-tres rêveries cjui faillirent fai-re mourir de frayeur la plu-part de ceux à qui elles rou-1 oient dans la tête , tandisqu’ils n’avoient devant les yeuxqu’une aurore boréale.
Année 1/7 /.
Corneille Gemma nous alaissé la description de la fa-meuse aurore boréale du 13Février de Tannée 1575. L’onvit alors , dit-il , deux grandsArceaux admirables. L’un plusétendu vers le Nord, fcmbloitpuiser dans le gouffre ténébreuxd’où il fortoit, plusieurs autresarcs & une vaste lumière ; Tau-tre déclinant un peu plus versle Midi èc représentant parfai-tement l’iris par les diversescouleurs dont il étoit peint ,s’étendoit du Levant jufqu’auCouchant en passant par laceinture d’Orion. Tous deuxétoient appuyés vers TOccidentfur le point de Téquinoxe, &Crenfermoient la Lune qui étoitnouvelle. L’arc le plus australfe brisa d’abord auprès de laceinture d’Orion, òc il sortitde sa brèche quantité de rayons,de lances ôí de javelots enflam-