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més ; ils partoient avec une ra-pidité incroyable ; c’étoit l’i-mage d’un sanglant combat.Les rayons , les lances 6c lesflammes montèrent de toutepart de Phorizon jufqu’au mi-lieu du Ciel , l’incendie gagnadu gouffre du Nord juíqu’auZénith , il devint universel, 6cune mer de feu s’éleva à grandsflots du fond de cet abîme in-fernal Lee. Le même Auteurnous a décrit d’une manièreaufli tragique P aurore boréalequi arriva le z6 Septembre dela même année 1575.
Année 160 /.
Nous lisons dans le Journaldu régne d’Henry IV. que , le18 Novembre de l’année 1605,le Ciel fut tout brillant derayons de lumière qui s’éle-voient par reprises , fur-toutdu coté du Nord, 6c à droite6c à gauche vers POrient Lc versPOccident ; de manière quele Levant 6c le Couchant d’hy-ver fembloient éclairés par l’in-cendie de plusieurs Villes.
Année 160 7.
L’on trouve dans un recueilde lettres écrites àKépler que,le 17 Novembre de l’année1607, il parut,malgré le clairde la Lune, une aurore boréaledes plus considérables. Des ra-yons rouges 6e blancs mon-roient de Phorizon oriental 6cTome I.
A U R i 9Ioccidental jufqu’au sommet duCiel. Us ne tendoient pas ce-pendant directement auZénith;mais ils déclinoient de ce pointd’environ 20 degrés du côté dumidi ; Le ce qui est singulier,c’cít que malgré leurs change -mens , ils confervoient tou-jours la même direction à cepoint fixe Lee.
Année i6ij.
M r . de la Motte le Vaycrdans fa 78 e . lettre , tourne enridicule Jean-Baptiíle le Grainqui raconte dans fa décade deLouis le Juste, qu’il vit dans leCiel, le 16 Octobre de Pannée1615, des hommes de feu quicombattoient avec des lances,6c qui par ce spectacle effrayantpronoftiquoient la fureur desguerres qui suivirent. J’étoisaussi bien que lui à Paris, ditle Vayer ; & je proteste queje ne vis dans le Ciel qu’uneimpression céleste en forme dePavillons , qui paroifl'oient 6cs’enflammoient de fois à au-
tres.
Année iGzi.
11 y eut cette année une fa-meuse aurore boréale. Elle futobservée par Gassendi qui enfait la description dans fesCommentaires fur le dixièmelivre de Diogéne Laerce pag .ii57-
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