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Tome premier.
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A

BAR

tions de la chaleur : en un motles 1 6 Baromètres scellés parles deux bouts avoient entiè-rement cefïe d’êrre baromè-tres , fie étoient devenus de vé-ritables Thermomètres.

Cette différence íì constanteentre les résultats de M r . Thi-bault fie les siens, fit croire àMr. T Abbé Nollet que les ba-romètres que ce dernier avoircrû parfaitement scellés , nel’étoient qu’imparfaitement ,ou qu’il s’étoit fait au verrequelque fêlure imperceptiblequi avoir échappé à ses recher-ches fie par laquelle l’air s’étoitintroduit. Ce n’est point pourla première fois , continue-dil ,que r Académie entend parlerde baromètres scellés de toutesparts , fie qui continuent d’êrrcsensibles aux différentes pres-sions de l’Athmosphère. En1684 M r . de Louvois lui fitdemander l’explication de ceprétendu Phénomène annoncépar le sieur Thuret Horloger ;mais M r . de la Hire chargé d’enfaire l’examen , trouva que lebaromètre en question , qu’oncroyoit avoir été scellé par enbas fort exactement , ne l’é-toit pas.

Réponse au second Fait. M r .Nollet prépara plusieurs baro-mètres dont les boules étoientterminées par des Tubes capil-

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laires, mais plus étroits fie pluslongs les uns que les autres :il les plaça à côté d’un baro-mètre , dans un lieu ou la tem-pérature varie peu, à cause d’unpoêle qu’on y allume tous lesjours : il fit couler dans les ori-fices tantôt de l’eau, tantôt del’huile d’olive, fie d’autres foisdu Mercure qui s’y arrêta : ilobserva ccs instrumens pendantpresque tout le mois de Janvier,fie une partie de celui de Fé-vrier ; voici ce qu’il y a de plusintéreílant dans ses observa-tions.

i°. Lorsque les orifices deccs baromètres avoient troisquarts de ligne de diamètre ouenviron, Le un quart de poucede longueur , la goutte de li-queur qui les bouchoit, demeu-roit assez constamment en pla-ce fie empêchoit que l'instru-ment ne suivît les variationsd’un baromètre de comparai-son , pourvu que les variationsdans celui-ci ne fuíîènt expri-mées que par une ou tout auplus deux lignes d’élévation oud’abaistemcnt du Mercure. Maissi la pression de l’Athmosphèrecroiíioit ou diminuoit au-delàde ce terme, la goutte de li-queur cédant enfin , paffoit audehors ou au-dedáns de la bou-le, fie le Mercure montoit toutd’un coup ou s’abbaiffoit auL 1 2