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Tome premier.
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BAR

primé au Mercure. Mais quand,je commençai , quoique fortdoucement , à balancer le ba-romètre pour donner au vif ar-gent une réciproquation un peuplus considérable,que celle qu’ilavoit par le seul mouvement detransport , il fortoit à chaquedescente une lumière íì brillan-te , que je pouvois astèz biendiícerner les lettres d’une mé-diocre écriture à la distanced’un pied. Cette lumière pa-roiíïoit si aisément , que lesbalanccmens les plus insensi-bles , qui à peine fai soient mon-ter & descendre le Mercure derépaisteur d’un couteau , nelaissoient pas de produire deséclairs très-vifs. Les jours fui-vans j’ai réitéré cette expérien-ce avec trois ou quatre autrestuyaux que j’ai remplis de lamême maniéré ; &c tous ontfait également leur effet avecbeaucoup de vivacité. Ce quime fait avancer hardiment quel’on aura un baromètre lumi-neux , lorsque la colonne deMercure fera dénuée de cettepellicule si funeste aux baro-mètres ordinaires.

2 0 . M r . Bernoulli nous ap-prend dans la même lettre, àremplir d’une autre maniéré letuyau du baromètre , fans quela colonne de mercure soit cou-verte de la pellicule dont nous

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venotts de parler. Je pris , dit-ily un tuyau bien nettoyé &ouvert par un bout feulement.Je le plongeai dans d u vif ar-gent contenu dans un vase.Je l’érigeai perpendiculaire-ment , lorfqu’il n’étoit encoreque rempli d’air. Pour faireiortir cet air, je mis le tuyauavec le vase dans lequel trem-poit le bout ouvert , fous unrécipient de verre terminé parune longue queue, creuse cndedans. Je plaçai le tout fur laplatine de la machine pneuma-tique. Je pompai l'air; ôc jem’apperçus que celui qui étoitdans le tuyau , iortoit avec unetit bouillonnement par leout qui trempoit dans le mer-cure. Après avoir tiré l’air durécipient & du tuyau le plusexactement qu’il me fut poíli-ble , je le laisiài rentrer dansle récipient ; & en rentrant,il poustà par fa presto n le vifargent dans le tuyau à la hau-teur de 24 à 25 pouces. Com-me j’étois sûr que mon Baro-mètre ainsi préparé devoir êtredépouillé de toute espèce d’é-piderme , je le secouai avecconfiance dans l’obfcurité, Le ilme donna autant de lumière,que les autres.

M r . Bernoulli n’a pas étéaussi heureux dans l’cxplicationde ce phénomène , que dans