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Tome premier.
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220 BARve dans les mémoires de l’Aca-démie des Sciences, Année i/oopagei7S.

Loríqu’on fait le baromètre,dit-ìl , on prend un tuyau scelléhermétiquement par un bout,Sc par l’autre on verse du visargent qui tombe goutte à gout-te tout le long du tuyau , en-sorte que chaque goutte en pé-nétrant Sc en fendant l’air de-puis le haut jusqu’en bas , enentraîne tout ce qu’ilyad’im-pur. Par la chute des gouttesles unes fur les autres Sc par lapression du vif argent, ces par-ticules hétérogènes font chas-sées hors de la substance duvif argent , Sc la colonne demercure fe trouve enveloppéed’une peau très déliée que l'onpeut regarder comme une es-pèce d’épiderme. Ce qui mepersuade que la pellicule quioccupe le destus du mercure ,empêche que les Baromètresainsi construits ne soient lumi-neux , ce font les expériencessuivantes.

i°. Je pris un tuyau de verred’environ z pieds Sc demi delong , ouvert par les deuxbouts, que j’eus foin de biendégraiílèr Sc nettoyer par de-dans. J’en plongeai un boutdans le vif argent contenudans un vase , de telle forteque l’angle que le tuyau fai-

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soir avec l’lhorizon, ne compre-noit que i 8 à io dégrés. Rap-pliquai mai bouche à l’autre ex-trémité du tu\au. Je commen-çai à fucccr , Sc je continuaid'un íeul trait juíqu’à ce quej’euílè attiré dans ma bouchequelques gouttes de mercure.Alors je fis signe à un de mesEcoliers de boucher prompte-ment avec le doigt le bout d’enbas enfoncé dans le vif argent.II le fit, Sc je fermai celui d’enhaut avec du ciment dont jeme fers pour consolider les ver-res castes ou fendus, après l’a-voir bien fermé, je dis à cetÉcolier d’otcr son doigt de des-sous le bout qui trempoit tou-jours dans le vif argent. J’éri-geai ensuite le tuyau perpen-diculairement, Sc le vif argentdescendit à son équilibre or-dinaire. J’otai le tuyau horsde ce vase large, tenant le boutd’en bas fermé avec le doigt,Sc je le mis dans un vase plusétroit Sc plus profond, à moi-tié rempli dé vif argent. Toutétant achevé, je pris mon ba-romètre ainsi préparé , le tu-yau à la main gauche Sc levase à la main droite. Aussi-tôtque je fus dans l’obfcurité, voi-là que j’apperçus déjà deséclairs fort vifs causés par lepetit balancement que le mou-vement de transport avoit im-