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prouvent uniquement ce quel’on fiçait afiez , 6c ce qu ils’obstinc à méconnoître ; queces vérités mystérieuses fontimpénétrables , 6c le feronttoujours à tout homme mor-tel.) Ce Monstre mourut à Rot-terdam de mort subite, tenantà la main la malheureuse plu-me qui venoit d’écrire contreJ. C. les blasphèmes les pluShorribles. Au reste que le ter-me de Monstre ne paroiflè pastrop fort. 11 est dépeint com-me tel par les Protestans mê-me , dans la secte defquels ilest supposé avoir vécu 6c êtremorr. Voici le caractère qu’enfit Saurin dans son sermonfur l 'accord de la religion avecla politique.
C’étoit un de ces hommescontradictoires , que la plusgrande pénétration ne fçauroitconcilier avec lui-même , 6cdont les qualités opposées nous1 aillent toujours en suspens , linous le devons placer ou dansune extrémité , ou dans 1 ex-trémité opposée. D’un cotégrand Philolophe , sachant dé-mêler le vrai d’avec le faux ,voir ^enchaînement d’un prin-cipe 6c suivre une conséquen-ce ; d’un autre coté grand So-phiste, prenant à tâche de con-fondre le faux avec le vrai , detordre un principe, de renver-
B A Y z z yfer une conséquence. D’un côtéplein d’érudition 6c de lumiè-re , ayant lû tout ce qu’onpeut lire , 6c retenu tout cequ’on peut retenir ; d’un autrecôté ignorant, du moins fei-gnant d’ignorer les choses lesplus communes , avançant desdifficultés qu’on a mille fois ré-futées,propoíant des objectionsque les plus Novices de l’Ecolen’oferoient alléguer, fans rou-gir. D’un côté attaquant lesplus grands hommes , ouvrantun vaste champ à leurs travaux ,6c les conduilant par des rou-tes difficiles 6c par des sentiersraboteux , 6c li non les sur-montant , du moins leur don-nant toujours de la peine àvaincre ; d’un autre côté s'ai-dait t des plus petits esprits ,leur prodiguant ion encens , 6csalifiant les écrits de ces nomsque des bouches doctes n’a-voient jamais prononcés. D’uncôté exempt, du moins en ap-parence , de toute paillon con-traire à l’eíprit de l’Evangile,chaste dans fes mœurs , gravedans les Discours , sobre dansses alimens , austère dans songenre de vie ; d’un autre côtéemployant toute la pointe deson génie à combattre les bon-nes mœurs , à attaquer la chas-teté , la modestie , toutes lesvertus chrétiennes- ; d’un coté.