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Tome premier.
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B I L

broyée avec le chyle &£ les ex-crémens, ses effets font d’at-ténuer , de résoudre , de net-toyer , d’irriter les fibres motri-ces, de mêler ensemble les cho-ses les plus différentes , de di-viser celles qui font coagulées,d’émouster celles qui font acres&L salines, de préparer les voyesau chyle , d’exciter l’appétit ,de servir de ferment , d’afsimi-ler ce qui est crud à ce qui est:digéré ècc. La bile cystique necoule pas fans ceíîe dans lesintestins. Pour qu’elle s’y dé-charge , il faut qu’elle soitabondante , extérieurementcomprimée, ou que l’irritationdes fibres de la tunique muí-culcuíe de la vésicule Le la con-traction qui s’cníuit, la chaffchors de son réservoir.

La bile hépatique , c’est-à-dire , la bile du foie sert àpeu-près aux mêmes usages;mais avec moins d’eftìcacité.Elle est plus délayée , plustransparente , plus douce quela bile cystique ; elle dégouttefans ccffe dans le duodénum ,& cela feulement à cause dela circulation du sang & de larespiration. Toutes ces hu-meurs se mêlant avec la salive&c la mucosité de la bouche ,de l’ésophage , du ventriculeêc des intestins , forment parce mélange une liqueur écu-

meuse qui souvent remontedans l’eltomac , loríqu’il estvuide. Tout ceci est tiré deBoerhaave commenté par la.Mettrie. Ce Commentateur ra-conte que Boerhaave ayant ex-posé à une chaleur douce unecertaine quantité de bile cysti-que , observa qu’il s’en évaporales trois quarts de ion poidsfous la forme d’une eau , àpeine fétide ou acre. Le résiduíormoit une masic gluante , re-luisante , d’un jaune tirant surle verd , amére , qui ne fer-mentoit ni avec les acides , niavec les alkalis. Cette espèce deglu distillée donna beaucoupd’huilc , mais peu de sel vola-til. En un mot de i z oncesde bile, il íortit 9 onces d’eau ,2 onces d’huilc , ôc 1 ou 2gros de sel fixe. Ce qui revientà d’eau , environ -f- d’huile,& un ou ~ de sel. Le savonordinaire offre à-peu-près lesmêmes proportions. Aussi labile est-t’clle regardée commeun savon fluide , qui n’a pasbesoin d’eau , ni d’un délaye-ment étranger, pour tous lesusages ausquels il est destinépar la nature.

La Mettrie remarque quePamcrtume de la bile ne vientpoint de ion sel, mais de sonhuile, qui à force d’être broyée& échauffée dans les vaisseaux.