Band 
Tome premier.
Seite
234
JPEG-Download
 

234 B I E

muid d’eau à un septier d’orge ;& envoyez dans le même ré-servoir votre eau chargée dela graisse de forge.

7 0 . Transportez l’cau du ré-servoir dans une chaudière oùvous la ferez bouillir avec desbouquets de houblon mâle, àraison de 7 livres -7- par muid.Si vous voulez avoir de la bier-re rouge , vous 1 aiderez bouil-lir le tout 24 heures. II íuffitau contraire qu’il commence àbouillir , loríqu’on fait de labierre blanche.

8°. Versez votre bierre dansdes baquets, juíqu’à ce quellesoit tiède.

9 0 . Faites passer votre bierretiède dans une cuve où vousmettrez un sceau de levure parmuid , Le lassiez fermenterle tout pendant 7 heures. Cetems expiré , entonnez votrebierre, 8c lailîcz les tonneauxouverts juíqu’à ce qu’elle aitécumée , 8c qu’cllc íe soit dé-chargée de tout ce qu’elle ad’impur.

10. Pendant 2 jours vousremplirez vos tonneaux de 4en 4 heures.' Vous pourrez en-íuite mettre votre bierre enbouteille , où elle se perfec-tionnera , pourvu qu’elle n’yreste que quelques mois.

Remarquez que la bierredont nous venons de fasse la

B I E

description , est la double. Labierre simple ne contient surla même quantité d’eau quela moitié des choses que nousvenons de dire. La petite bier-re n’en contient que le tiers.

Remarquez encore que lesBrasseurs qui veulent épaissir labierre avec le miel , ou l’assa-dir avec le sucre , ou la ren-dre furieuse avec de l’yvraye ,du gingembre , Le des épices,font de la bierre très peu sa-lutaire. On reproche ce défautaux Brasseurs de Lille 8c deLondres.

BILE. C’est une liqueur jau-nâtre séparée dc la substancedu lang,íur-tout par le moyendu foie. Nous distinguons avecBoerhaavc deux biles , la cysti-que 8c l’hépatiquc. La bile cyí-tique est celle dc la vésiculedu siel. Elle est épaisse, amère ,d’un jaune foncé : elle est prin-cipalement composée d’huile,de ícl , d’clprits délayés avecde l’cau : elle n’est point com-bustible , si ce n’est après qu’onl’a laissée se dessécher. C’est laplus pénétrante Lc la plus âcrcde toutes les humeurs qui cir-culent dans le corps , la plusaisée à sc putréfier , Lc alorselle sc répand de toutes partstous la forme d’une traníuda-tion très-íubtilc. C’est pour-quoi lorfqu’clle est mêlée 8c