BLE
qui sont obligés de s’expoferLux ardeurs du Soleil, de mçt-tre un papier blanc entre leurcrâne Sc leur chapeau. C’cstpour la même raison qu’il estsi difficile d’enflammcr un pa-pier blanc que l'on place aufoyer d’un miroir concave, ouà celui d’un verre convexe.
BLED. Grain dont on faitle pain. Comme il n’estriendeplus néceílaire , que de con-server ce qui fait la principalenourriture de Phomme , nousallons d’abord rapporter plu-sieurs moyens que donnent lesAuteurs du Dictionnaire rat-ionné des Sciences. Le grenier,difent-ils , où l’on enferme lebled doit être bien propre ,avoir des ouvertures au Sep-tentrion ou à l’Orient, Sc dessoupiraux en haut. Le bledqu’on y met, doit être bien secSc bien net. II faut pendant lessix premiers mois le remuer de15 en 15 jours, & les 18 moisfuivans le remuer tous les mois.II n’est plus à craindre qu’aprèsce tems-là il s’échaufFe. A Châ-lons on remue Sc on crible bienle bled que l’on veut conserver.On en fait des tas auffi grosque le plancher peut le permet-tre. On met ensuite fur chaquetas un lit dc chaux vive en pou-dre, de 4 pouces d’épaiílcur ;puis avec des arrosoirs on hu-Tome I.
BLE 239
íîlecte cette chaux qui formeavec le bled une croûte. Lesgrains de la superficie germent,Sc poustent une tige d’environun pied Sc demi de haut, quel’hyver fait mourir. C’est fansdoute ce dernier moyen qui afait conserver juíqu’cn Tannée1707 dans la Citadelle dc Metzde grands amas de bled que leDuc d’Epernon y fit faire en-viron Tannée 1 5 50. La croûtedont il étoit couvert , étoit siforte , qu’on s’y promenoit des-sus , fans qu’ellc obéît.
Mais on ne fçauroit tropmultiplier les moyens.de con-server une denrée auffi pré-cieuse que celle-ci. Auffi nousferons-nous un devoir de rap-porter ce que disent à ce íujetles Jésuites de TobíervatoireRoyal de Marseille dans leurmémoire de 175 6 . La premièredes diíïèrtations dc cet excel-lent recueil est intitulée ; mé-thode pour mettre le bled en étatde se conserver. Voici une trèspetite partie des choses inté-reíïàntes qu’clle contient.
D’abord ces célébrés Phisi-ciens dont tout le monde con-noît le feavoir , nous font re-marquer que les deux plusgrands obstacles à la conserva-tion du grain , íontla fermen-tation qui Taltére , Sc les in-fectes qui le rongent. La fer-
O o